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	<title>Benoit J. Lapierre &#8211; Politologue</title>
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	<description>L'analyse politique ancr&#233;e dans le r&#233;el.</description>
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	<title>Benoit J. Lapierre &#8211; Politologue</title>
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		<title>Les Droits des femmes au 20e siècle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Jul 2023 04:01:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POL101]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La lutte des droits des femmes est un long parcours qui s&#8217;est fait à force de petits pas. Cette lutte pour être l&#8217;égal de l&#8217;Homme ne date pas d&#8217;hier. En fait elle se fait toujours dans différentes facettes de la vie quotidienne. Nous commencerons par faire un historique des avancées légales faites par le mouvement [&#8230;]</p>
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<p>La lutte des droits des femmes est un long parcours qui s&rsquo;est fait à force de petits pas. Cette lutte pour être l&rsquo;égal de l&rsquo;Homme ne date pas d&rsquo;hier. En fait elle se fait toujours dans différentes facettes de la vie quotidienne. Nous commencerons par faire un historique des avancées légales faites par le mouvement féministe au cours de ce siècle. Ensuite qu&rsquo;après avoir obtenu ces gains, ces mouvements ont progressivement diversifié leurs champs d&rsquo;action. Diversification des terrains de batailles, mais des penseuses telles Simone de Beauvoir, préconise même une redéfinition du débat. Elle disent même qu&rsquo;il faudrait absolument reconceptualiser la lutte féministe en changeant son rapport vis à vis à l&rsquo;homme.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Origine du féminisme canadien</h2>



<p>Pour commencer, resituons la lutte des droits des femmes dans son contexte canadien. Les premières démarches sérieuses ont eu lieu dans le pays au tournant du 20e siècle. Les militantes féministes de l&rsquo;époque se battaient pour la reconnaissance de leurs droits politiques et économiques. Ces dames étaient, pour l&rsquo;immense majorité, issues de la classe bourgeoise, épouses d&rsquo;avocats, de notaires, de politiciens ou d&rsquo;autres professions libérales. Venant de bonne famille, elles avaient une bonne éducation et disposaient de beaucoup de temps libre. On peut croire sans trop se tromper que les maris, pères ou frères étaient plus ouverts à ces revendications que la majeure partie de la population. Étant donné qu&rsquo;elles découlent du courant libéral plutôt en vogue dans ce genre de professions.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Revendication du droit de vote des femmes</h3>



<p>Au Canada, à l&rsquo;époque, le principal combat était à propos du droit de vote. Les femmes étaient mises à l&rsquo;écart de l&rsquo;arène politique. On les soupçonnait de ne pas être capables de raisonner convenablement à cause de leurs hormones, d&rsquo;être irrationnelles et hystériques. Ce droit fut consenti aux femmes en plusieurs étapes. D&rsquo;abord, le droit de vote a été donné en 1917 aux mères, épouses, filles ou sœurs de militaires mobilisés lors de la Première Guerre mondiale. La logique voulait que ces femmes exercent en quelque sorte le droit de vote de l&rsquo;homme lors de son absence. La même année, ce droit fut étendu à l&rsquo;ensemble des femmes ayant un homme servant sous les drapeaux. L&rsquo;année suivante, le droit de vote au fédéral fut donné à l&rsquo;ensemble des femmes âgées de plus de 21 ans. C&rsquo;était le 24 mai 1918.</p>



<p>Au Québec, le mouvement féministe pour la reconnaissance du droit de vote  s&rsquo;articulait principalement autour du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Suffragette">mouvement des suffragettes</a>. Le mouvement suffragette québécois est essentiellement actif dans les villes. Il est l&rsquo;œuvre d’une minorité de femmes avant-gardistes pour l’époque.<sup> </sup>Il faudra attendre 1940 pour que les femmes obtiennent finalement le droit de vote au provincial. Le Québec fut la dernière province de la confédération à légiférer sur la question.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Lutte pour les droits économiques des femmes</h2>



<p>Parallèlement, la lutte des femmes se faisait aussi sur le terrain économique. En effet, les femmes étaient assujetties à leurs maris pour ce qui est attrait aux affaires bancaires. Par exemple, les femmes ne pouvaient pas disposer de comptes de banque, même pas le droit de signer des chèques. C&rsquo;était laissé aux bons soins de son mari. Il faut rappeler qu&rsquo;à cette époque, les femmes étaient déjà actives sur le marché sur travail. En 1921, «les femmes représentent 15,4&nbsp;% de la main-d’œuvre ouvrière rémunérée». Cela a été rendu possible grâce à la division du travail qui a simplifié les tâches à accomplir. Elle les a rendu exécutables par des individus nécessitant une moins grande force physique. De plus, la pénurie de main d&rsquo;œuvre lors de la Première guerre mondiale a également aidé.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Place et droits des femmes sur le marché du travail</h3>



<p>La majeure partie des hommes étant mobilisés au front, les femmes ont été sollicitées afin de faire fonctionner les usines d&rsquo;armements. Lorsque la guerre fût finie, les femmes avaient déjà goûté à l&rsquo;autonomie financière. L&rsquo;émancipation que procurait un salaire venant d&rsquo;un travail rendit difficile le retour des femmes aux fourneaux. Ensuite, la place des femmes s&rsquo;est aussi faite dans les professions dites libérales. Ainsi, la première femme nommée juge au Canada fut Emily Murphy en 1916. Agnes Campbell MacPhail fut quant à elle la première femme à siéger à la Chambre des communes en 1921.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Changement de paradigme du féminisme</h2>



<p>Après ces gains sur la scène politique et juridique, certaines militantes ont cru bon de faire bifurquer le combat sur un nouvel angle, en multipliant les champs de bataille. C&rsquo;est le cas de Simone de Beauvoir qui préconise un changement de paradigme. «[S]on idée c’est que tous, aussi bien hommes que femmes, qui que nous soyons, nous devons être considérés comme des êtres humains». En effet, pour elle, «un homme n’aurait pas idée d’écrire un livre sur la situation singulière qu’occupent dans l’humanité les mâles».</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Mettre la femme au centre des débats</h3>



<p>Elle se questionne également sur la justesse de définir la femme en prenant l&rsquo;homme comme mesures étalons et qu&rsquo;«elles ne se posent pas authentiquement comme Sujet». Par exemple, on dit homme en français pour désigner le genre humain. La femme apparaît comme le négatif de l&rsquo;homme. Pire, toute détermination qui leur sont imputé comme limitation et sans réciprocité. C&rsquo;est cela qui amène à dire«le plus médiocre des mâles se croit en face des femmes un demi-dieu».  Simone de Beauvoir considère quant à elle que les femmes n’ont pas du tout tort quand elles refusent les règles qui sont introduites au monde. En ajoutant que ce sont les hommes qui les ont faites sans elles. </p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Combattre les structures patriarcales</h3>



<p>Par conséquent, la lutte doit se faire contre les structures patriarcales elles-mêmes. Cela rend le combat plus intime, décourageant certaines ne voulant pas se disputer à propos des tâches ménagères. D&rsquo;autres, plus radicales, vont jusqu&rsquo;à préconiser le lesbianisme qui serait, la suite logique de l&rsquo;émancipation de la femme&#8230;</p>



<p>Aristote disait à propos des femmes que «la femelle est femelle en vertu d’un certain manque de qualités». Simone de Beauvoir lui aurait sûrement répondu que «nul n’est plus arrogant à l’égard des femmes, agressif ou dédaigneux qu’un homme inquiet pour sa virilité».</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Continuer à lire sur les droits et la politique</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://benoitlapierre.ca/refugie-ou-apatride/">Quelle est la différence entre un réfugié et un apatride?</a></li>



<li><a href="https://benoitlapierre.ca/histoire-evolution-des-droits-de-lhomme/">Histoire des Droits de l&rsquo;Homme</a></li>



<li><a href="https://benoitlapierre.ca/la-guerre-est-elle-permise-par-le-droit-international/">Comprendre le Droit de la guerre</a></li>
</ul>
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		<title>Quelle est la différence entre réfugié et apatride?</title>
		<link>https://benoitlapierre.ca/refugie-ou-apatride/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Apr 2023 05:01:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POL101]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a-t-il une différence entre un réfugié et un apatride? Il s&#8217;agit de deux concepts bien différents, mais qui ont une finalité assez similaire pour ceux qui les subissent. Tous deux sont susceptibles de subir des mesures de refoulement, d&#8217;expulsion ou d&#8217;internement. Ils ne bénéficient pas des droits et privilèges qu&#8217;un État peut accorder [&#8230;]</p>
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<p>Il y a-t-il une différence entre un réfugié et un apatride? Il s&rsquo;agit de deux concepts bien différents, mais qui ont une finalité assez similaire pour ceux qui les subissent. Tous deux sont susceptibles de subir des mesures de refoulement, d&rsquo;expulsion ou d&rsquo;internement. Ils ne bénéficient pas des droits et privilèges qu&rsquo;un État peut accorder sous condition de réciprocité avec d&rsquo;autres États.</p>



<p>D&rsquo;abord <strong>l&rsquo;apatride est une «personne qu&rsquo;aucun État ne considère comme son ressortissant par l&rsquo;application de sa législation»</strong>. <strong>Le réfugié</strong> <strong>est «avant tout un individu dont la vie ou la liberté est menacée par les autorités de son pays et qui cherche asile ailleurs, qu&rsquo;il ait ou non une nationalité»</strong>.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Statut de réfugié selon le droit international</h2>



<p>Pour ce qui est de la codification des termes, la&nbsp;<em><a href="https://www.ohchr.org/fr/instruments-mechanisms/instruments/convention-relating-status-refugees">Convention relative au statut des réfugiés de 1958</a></em>&nbsp;défini le terme de réfugié comme toute personne qui:&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>craignant avec raison d&rsquo;être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, de fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays; ou qui, si elle n&rsquo;a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle[&#8230;] ne peut, ou en raison de ladite crainte, ne veut y retourner.&nbsp;</p>
</blockquote>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Droits et devoirs du réfugié</h3>



<p>Cette Convention interdit aux États signataires d&rsquo;expulser ou de refouler un réfugié. L&rsquo;article 33 leur interdit de les expulser, «sur les frontières d&rsquo;un territoire où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques». De plus, le même article n&rsquo;autorise l&rsquo;expulsion d&rsquo;un réfugié dûment admis que «pour des raisons de sécurité nationale ou d&rsquo;ordre publique. Ainsi, aucune sanction pénale ne peut être imposée à l&rsquo;encontre d&rsquo;un réfugié qui serait entré clandestinement sur le territoire&#8230; À condition qu&rsquo;il se présente sans délai aux autorités compétentes aux fins de contrôle. </p>



<p>Une fois admis par l&rsquo;État, toujours selon la même Convention, le réfugié doit jouir d&rsquo;un traitement au moins aussi favorable que celui accordé aux nationaux de l&rsquo;État «soit un traitement comparable à celui qu&rsquo;il accorde généralement aux étrangers». Cela inclus la liberté religieuse, le droit à l&rsquo;instruction primaire et à l&rsquo;ester de justice, les secours publics, la législation sociale et fiscale, les droits d&rsquo;auteurs et le rationnement.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Statut d&rsquo;apatride selon le droit international</h2>



<p>Comment voit-on la différence entre le réfugié et l&rsquo;apatride? De son côté, la codification du statut des apatrides est faite par la&nbsp;<em><a href="https://www.unhcr.org/ibelong/wp-content/uploads/Convention-relative-au-statut-des-apatrides_1954.pdf">Convention relative au statut des apatrides de 1954</a></em>&nbsp;. Elle fixe les conditions minimales qu&rsquo;un État doit offrir aux apatrides vivant à l&rsquo;intérieur de ses frontières. Il s&rsquo;agit essentiellement d&rsquo;un copié/collé de la&nbsp;<em>Convention relative au statut des réfugiés</em>. Toutefois, elle a beaucoup moins de signataires : 66 pour la Convention sur les apatrides contre 145 pour celle sur les réfugiés.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Comment devient-on apatride?</h3>



<p>La condition d&rsquo;apatride peut survenir de différentes façons. Les plus fréquentes sont la dissolution d&rsquo;un État et la non-déclaration de naissance des parents de leurs enfants. Ensuite viennent les divergences des lois nationales encadrant l&rsquo;attribution de la nationalité (jus sanguinis contre jus soli), les lois retirant la nationalité des femmes mariant des étrangers et la perte de nationalité comme sanction politique ou juridique.&nbsp;</p>



<p>Pour réduire le nombre d&rsquo;apatrides dans le monde, deux conventions ont été signées par un nombre limité de pays. Il y a d&rsquo;abord la&nbsp;<em>Convention des Nations Unies sur la réduction de l&rsquo;apatridie</em>. Cette convention vise à «réduire les causes de l&rsquo;apatridie en imposant aux États signataires certaines obligations spécifiques au chapitre de leurs lois sur la citoyenneté». La&nbsp;<em><a href="https://treaties.un.org/doc/source/docs/A_RES_11_1040-F.pdf">Convention de 1957 sur la nationalité de la femme mariée</a></em>&nbsp;fait aussi mention de la condtion des apatrides. Elle stipule que la célébration ou la dissolution d&rsquo;un mariage entre nationaux et étrangers n&rsquo;a pas d&rsquo;incidence directe sur la nationalité de la femme. Cela permet donc à la femme  d&rsquo;acquérir, sur demande, la nationalité de son mari.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">En savoir plus sur le droit international</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://benoitlapierre.ca/la-guerre-est-elle-permise-par-le-droit-international/">Comprendre le Droit de la guerre</a></li>



<li><a href="https://benoitlapierre.ca/quest-ce-quun-crime-international/">Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un crime international?</a></li>



<li><a href="https://benoitlapierre.ca/quest-ce-quun-fait-illicite-en-droit-international/">Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un fait illicite en Droit international?</a></li>
</ul>
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		<title>Les différences entre sunnite et chiite?</title>
		<link>https://benoitlapierre.ca/la-difference-entre-sunnisme-et-chiisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Mar 2023 15:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POL101]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sunnite et chiite sont parfois des notions vagues pour ceux qui ne côtoient pas d’adeptes de la religion musulmane au quotidien. Pourtant, la compréhension de ces deux courants de l’Islam est primordiale pour comprendre la situation géopolitique au Moyen-Orient. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les différences entre sunnite et chiite sont parfois vagues pour les non musulman. Tout le monde ne côtoient pas d’adeptes de la foi islamique au quotidien. Pourtant, la compréhension de ces deux courants de l’Islam est primordiale pour comprendre la situation géopolitique au Moyen-Orient.&nbsp;</p>



<p>Ce petit article a donc pour but de donner les bases nécessaires pour discerner les différences fondamentales entre les doctrines. Notez que ces deux courants de pensée ont été influencés par des siècles de considérations historique et politique propres à chaque pays.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Origine du schisme musulman&nbsp;</h2>



<p>Du vivant du prophète Mahomet, l’Islam n’était qu’un seul et unique mouvement. Le schisme islamique eu lieu après la mort de celui-ci, soit en 632. C&rsquo;est alors qu’une guerre de succession scinda la religion musulmane en deux à cause de divergences quant au choix de son successeur. Si la majorité, les sunnites, désigna Abou Bakr, un compagnon de Mahomet, comme successeur légitime du prophète. Or, un certain nombre, les chiites, optèrent plutôt pour son gendre Ali.&nbsp;C&rsquo;est ici que commence les différences sunnites-chiites.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Sunnisme et chiisme: les deux branches coraniques&nbsp;</h3>



<p>Ce schisme fit ainsi naître deux branches au sein de la religion coranique, avec des visions bien distinctes, notamment sur la nature du Coran. C&rsquo;est ici que nous voyons les premières différences entre un sunnite et un chiite. Côté sunnite, le Coran est une œuvre divine. Il ne s&rsquo;agit pas seulement de la parole de Dieu, mais Dieu lui-même qui serait incarné dans l&rsquo;ouvrage. Il&nbsp; ne saurait&nbsp; donc être remis en question ou replacé dans le contexte historique de son époque. Dans le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Salafisme">courant salafiste</a>, ces écrits doivent être même pris au pied de la lettre. Le caractère divin de l&rsquo;œuvre interdit donc aux hommes de se proclamer représentant de Dieu. Encore moins de parler en son nom, d&rsquo;où l&rsquo;absence d&rsquo;autorité religieuse structurée dans la mouvance sunnite.&nbsp;</p>



<p>Les sunnites apportent également une attention particulière au respect de la Sunna. La sunna est la tradition islamique tirée des faits et gestes du prophète lors de son vivant. Une sorte de code de conduite qui encadre la pratique du culte musulman sunnite. La sunna est de facto la deuxième source la plus importante qui charpente la pratique de l&rsquo;Islam. C&rsquo;est d&rsquo;elle que viennent les cinq prières 5 par jour, jeûne au ramadan, pèlerinage à la Mecque, etc.. En imitant les gestes de Mahomet, ceux-ci se rapprochent d’Allah.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Les différences chiites</h3>



<p>Quelles sont les différences qui séparent un chiite d&rsquo;un sunnite? Côté chiite, le Coran est vu comme une œuvre humaine. Le message d&rsquo;Allah a été transmis à travers le filtre du prophète Mahomet et peut donc être interprété. Pour ce faire, Ali et ses descendants ont été chargés de discerner le sens profond de l’œuvre afin d&rsquo;aider les fidèles à se rapprocher de Dieu. Cela favorisa également l’émergence de sous-groupes au sein de la branche chiite, par exemple avec les alaouites en Syrie.&nbsp;</p>



<p>Cela eut aussi comme conséquence une plus grande hiérarchisation du clergé. Celui-ci a un rôle distinct du pouvoir politique. De plus, même si les institutions politiques doivent composer avec les institutions religieuses, celles-ci ont des pouvoirs et des fonctions qui leur sont propres et ne doivent pas être confondues. Dans la mouvance chiite, le gouvernement s’occupe des hommes tandis que le clergé s’occupe des âmes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">L’importance du culte musulman dans le monde&nbsp;</h2>



<p>On estime le nombre de musulmans dans le monde à 1,9 milliard de croyants. De ce nombre, un peu plus de la moitié se trouve en Asie. Notamment à cause de l’Indonésie, qui est le pays musulman le plus peuplé du monde. Vient ensuite le Pakistan qui concentre la majorité des musulmans du sous-continent indien.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Les populations sunnite-chiite</h3>



<p>Toutefois, les adeptes d’Allah sont beaucoup plus concentrés au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. La région compte pas moins de 300 millions de musulmans représentent près 95% de la population. Le culte de Mahomet est également bien présent en Afrique subsaharienne avec un peu plus de 200 millions de fidèles. Ceux-ci représentent environ 35% de la population&nbsp;de la région.</p>



<p>De ce nombre, la très grande majorité, environ 85%, sont de confession sunnite. Néanmoins, les chiites sont majoritaires dans certains pays, comme en Iran, Irak et Bahreïn. Ceux-ci constituent également une minorité importante au Liban et au Pakistan où ils représentent près de 20% de la population.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://benoitlapierre.ca/blog/">Consulter le blog géopolitique</a></li>
</ul>
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		<title>Évolution et histoire des Droits de l&#8217;Homme</title>
		<link>https://benoitlapierre.ca/histoire-evolution-des-droits-de-lhomme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Mar 2023 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POL101]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.benoitlapierre.ca/?p=1483</guid>

					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Histoire des Droits de l&#8217;Homme est en constante évolution depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Avant cette époque, le droit international n&#8217;était qu&#8217;à ses balbutiements. L&#8217;État avait quasi carte blanche sur la gestion des droits fondamentaux de leurs citoyens. Nous vous proposons de revivre les grandes étapes de cette avancée de l&#8217;humanité. Une [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>L&rsquo;Histoire des Droits de l&rsquo;Homme est en constante évolution depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Avant cette époque, le droit international n&rsquo;était qu&rsquo;à ses balbutiements. L&rsquo;État avait quasi carte blanche sur la gestion des droits fondamentaux de leurs citoyens. Nous vous proposons de revivre les grandes étapes de cette avancée de l&rsquo;humanité.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Une évolution en plusieurs étapes</h2>



<p>C&rsquo;est avec la&nbsp;<em>Charte des Nations Unies</em>&nbsp;que s&rsquo;amorça un changement. En s&rsquo;appropriant l&rsquo;enjeu des Droits de l&rsquo;Homme, elle en a fait un domaine du droit international. Étant donné que le droit est en constante mutation et s&rsquo;adapte aux réalités contemporaines, différentes évolutions ont eu lieu à travers le temps. Nous distinguons pour l&rsquo;instant trois grandes étapes dans l&rsquo;histoire des Droits de l&rsquo;Homme.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Les Droits universels de l&rsquo;Homme </h3>



<p>Tout d&rsquo;abord, les droits dits de la première génération sont les droits émanant de l&rsquo;esprit des révolutions française et américaine du 18e siècle.&nbsp;La&nbsp;<em><a href="https://www.un.org/fr/universal-declaration-human-rights/">Déclaration universelle des droits de l&rsquo;Homme</a></em>&nbsp;de décembre 1948 ainsi que le&nbsp;<em><a href="https://www.ohchr.org/fr/instruments-mechanisms/instruments/international-covenant-civil-and-political-rights">Pacte international relatifs aux droits civils et politique</a></em>&nbsp;de 1996 définissent l&rsquo;essentiel de ces droits : droit à la vie et à la sécurité de la personne; liberté d&rsquo;aller et venir, liberté de pensée, liberté d&rsquo;expression, liberté de presse et de religion, droit à une défense pleine et entière, présomption d&rsquo;innocence, égalité de tous devant la loi.&nbsp;</p>



<p>Ces droits de première génération apparaissent comme fondamentaux et se trouvent au cœur même des États démocratiques. «Ce sont des droits-libertés opposables à l&rsquo;État et qui sont directement justiciables devant les tribunaux de droit commun ou devant des instances internationales comme le Comité des droits de l&rsquo;établi par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques». </p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Les Droits économiques, sociaux et culturels de l&rsquo;Homme</h3>



<p>Les droits de la seconde génération, quant à eux, tire plutôt leur origine d&rsquo;une philosophie socialisante. «[I]ls sont constitués par les droits économiques, sociaux et culturels; droit au travail, droit à la sécurité sociale, droit à la santé, droit à l&rsquo;éducation, droit de participer à la vie culturelle». Bien qu&rsquo;ils étaient déjà présents dans la <em>Déclaration des droits de l&rsquo;Homme</em> de 1948, ceux-ci sont réitérés sur le plan international par le <em><a href="https://www.ohchr.org/fr/instruments-mechanisms/instruments/international-covenant-economic-social-and-cultural-rights">Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels</a></em> de 1966 et dans plusieurs législations nationales. </p>



<p><strong>L&rsquo;une des caractéristiques majeures de ces droits</strong> <strong>est qu&rsquo;ils ont besoin du support institutionnel et financier de l&rsquo;État pour leur réalisation concrète</strong>,  construction d&rsquo;hôpitaux, d&rsquo;écoles et de logements sociaux, établissement de systèmes de sécurité sociale, etc. Ce sont des droits créances qui visent à assurer une meilleure égalisation des conditions matérielles de l&rsquo;existence. Ils définissent l&rsquo;essence même du Welfare State, de l&rsquo;État providence. </p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Les Droits « planétaires » de l&rsquo;Homme</h3>



<p>Quant aux droits de la troisième génération, ils tirent leur origine d&rsquo;un certain nombre de préoccupations planétaires devenues incontournables quant au sentiment d&rsquo;urgence qu&rsquo;elles dégagent.&nbsp;</p>



<p><strong>Ce sont des droits planétaires ou «macro-politiques», fondés sur la solidarité humaine</strong>, qui englobent les droits précédents en les prolongeant. En fait, ils les dépassent en formulant des interprétations nouvelles d&rsquo;un ordre social international qui est désiré en tant que tel. Tels sont, par exemple, le droit au développement, le droit à la paix et le droit à un environnement sain. Ces droits conditionnent dans une large mesure la réalisation effective des droits de la première et de la deuxième génération.&nbsp;</p>



<p>Cette troisième génération est encore en construction et sa portée n&rsquo;est pas encore clairement définie. Néanmoins, certains de ces droits semblent faire consensus et commencent déjà à recevoir l&rsquo;appui d&rsquo;une certaine codification. Par exemple, l&rsquo;Avant-projet de Troisième&nbsp;<em><a href="https://www.ohchr.org/fr/special-procedures/ie-international-solidarity/draft-declaration-right-international-solidarity/">Pacte international relatif aux droits de solidarité</a></em>&nbsp;fait mention du droit à l&rsquo;environnement, du droit au développement, du droit à la paix du droit à l&rsquo;assistance humanitaire et au droit au respect du patrimoine commun.&nbsp;C&rsquo;est une nouvelle étape dans l&rsquo;histoire des Droits de l&rsquo;Homme.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Un changement de paradigme juridique</h3>



<p>La caractéristique de cette nouvelle génération de droit est qu&rsquo;ils «ne peuvent être réalisés que par la conjonction des efforts de tous les acteurs du jeu social : l&rsquo;individu, l&rsquo;État, les entités publiques et privées, la communauté internationale». Dans cette optique, tout un chacun devient créancier et débiteur. Par exemple, les individus ont le droit à un environnement sain, mais ont devoir de protéger l&rsquo;environnement. Toujours dans la même logique, «on pourrait dire que le devoir passe avant le droit car en proclamant son droit de troisième génération, l&rsquo;individu revendique surtout le droit d&rsquo;assumer ses obligations envers l&rsquo;universel et l&rsquo;infini de la conscience morale».&nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Un droit non linéaire</h4>



<p>Mettre de l&rsquo;avant cette troisième catégorie de droit ne signifie pas qu&rsquo;il faut tenir pour acquis que les deux premières sont pleinement réalisées. L&rsquo;histoire des Droits de l&rsquo;Homme n&rsquo;est pas terminée. Le niveau de développement et d&rsquo;ouverture démocratique des États demeure très hétérogène au niveau international. Toutefois, «la promotion et la protection d&rsquo;une catégorie de droits ne doit jamais dispenser un État de travailler à la promotion et à la protection des autres. Tous les droits sont en effet interdépendants et indivisibles». Par exemple, le droit onusien pose le principe de l&rsquo;indivisibilité et de l&rsquo;interdépendance des droits entre eux. Tous les droits de l&rsquo;Homme sont universels, indissociables, interdépendants et intimement liés. </p>



<p>Tout <strong>l&rsquo;enjeu de cette troisième génération de droit humain est la refonte du rapport entre les individus, la société et l&rsquo;État</strong> et du rapport entre les États eux-mêmes. En fait, cette double redéfinition met directement en cause le nationalisme rétrograde des uns, le libéralisme individualiste des autres, le socialisme totalitaire de certains. Au-delà de ces catégories politiques, l&rsquo;État souverain lui-même. On peut même dire que, dans son ensemble, les droits de troisième génération sont aussi des droits finalisés. Ils tendent à une transformation de la société internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Continuer à lire sur les Droits de l&rsquo;Homme</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://benoitlapierre.ca/refugie-ou-apatride/">Quelle est la différence entre un réfugié et un apatride?</a></li>



<li><a href="https://benoitlapierre.ca/la-guerre-est-elle-permise-par-le-droit-international/">Comprendre le Droit de la guerre</a></li>



<li><a href="https://benoitlapierre.ca/lutte-droits-des-femmes/">Histoire des Droits de la femme</a></li>
</ul>
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		<title>Le Canada perdra-t-il le Nord?</title>
		<link>https://benoitlapierre.ca/le-canada-perd-il-le-nord/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jan 2023 19:53:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique canadienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Est-ce que le Canada peut perdre le Nord? Les trois premiers ministres des territoires (Yukon, Territoire du Nord-Ouest et Nunavut) s&#8217;inquiètent pour notre souveraineté en Arctique et craignent que les ambitions territoriales de la Russie puissent un jour s&#8217;étendre jusqu&#8217;au Nord canadien. C&#8217;est ce que nous apprenait une lettre datée de mars 2022, mais rendue [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Est-ce que le Canada peut perdre le Nord? Les trois premiers ministres des territoires (Yukon, Territoire du Nord-Ouest et Nunavut) s&rsquo;inquiètent pour notre souveraineté en Arctique et craignent que les ambitions territoriales de la Russie puissent un jour s&rsquo;étendre jusqu&rsquo;au Nord canadien. C&rsquo;est ce que nous apprenait une lettre datée de mars 2022, mais rendue publique que la semaine dernière, destinée au premier ministre Trudeau.</p>



<p>Ces craintes sont surtout motivées par l&rsquo;intervention russe en Ukraine. Il y a eu de nombreux investissements faits par Moscou au cours des dernières années dans la région. Des développements via la construction et la réhabilitation de plusieurs infrastructures, tant militaires que civiles. Parfaites pour renforcer la présence russe sur ce territoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Des équipements déficients dans le Nord</h2>



<p>Les premiers ministres des territoires canadiens ont de quoi s&rsquo;inquiéter. Récemment, la vérificatrice générale du Canada Karen Hogan <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1932762/arctique-surveillance-retards-rapport-verificatrice-generale">rappelait dans un rapport</a> que les équipements nécessaires à la surveillance des eaux arctiques approchent de leur fin de vie utile. Pire, les retards pris dans leur remplacement risquent de compromettre notre capacité de surveillance du trafic maritime nordique alors que celui-ci a plus que triplé au cours des trente dernières années et que tout indique qu&rsquo;il devrait s&rsquo;accroitre davantage avec l&rsquo;accélération de la fonte des glaces.</p>



<p>En 2021, la même vérificatrice générale signait également un <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1773390/strategie-navale-rapport-accablant-de-la-verificatrice-generale">audit</a> sur la Stratégie nationale de construction navale où elle soulignait que la marge de manœuvre pour le renouvellement de notre flotte de brise-glace avait « presque disparu&nbsp;» et que tout retard additionnel pourrait réduire « la capacité du Canada de mener à bien des activités essentielles ».</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Les changements climatiques en Arctique</h2>



<p>Cependant, même si la menace russe ne peut pas être mise totalement de côté, celle-ci semble secondaire. Spécialement si on la compare aux défis occasionnés par les effets du réchauffement climatique sur nos infrastructures nordiques, notamment à cause de la fonte du pergélisol. Voilà une menace qui peut faire perdre au Canada sa souveraineté dans le Nord.</p>



<p>Pire, le phénomène ébranle la fondation des bâtiments existants. Il endommage les pistes d&rsquo;atterrissage et les routes ainsi que toute infrastructure qui n&rsquo;a pas été spécialement conçue pour supporter cette fonte des glaces. Pourtant, la sonnette d&rsquo;alarme a déjà été sonnée dans un <a href="https://institutclimatique.ca/reports/plein-nord-couts-des-changements-climatiques/#adaptation-transformationnelle">récent</a> <a href="https://institutclimatique.ca/reports/plein-nord-couts-des-changements-climatiques/#adaptation-transformationnelle">rapport</a>. L’<em>Institut climatique canadien</em> estime même que la moitié des routes d&rsquo;hiver de la région deviendront impraticables au cours des trente prochaines années.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">La vraie menace du Canada dans le Nord</h3>



<p>Ne serait-ce pas la vraie menace qui plane sur la souveraineté canadienne en Arctique? Un scénario absurde où, même si notre territoire se libère des glaces et devient plus accessible, notre capacité à le surveiller, le réguler, voire seulement à y accéder, deviendra de plus en plus difficile avec le temps à cause du niveau de délabrement de nos infrastructures.</p>



<p>Pourtant, la meilleure façon de défendre efficacement nos intérêts et notre souveraineté dans la région est d&rsquo;y être présent. Il faut occuper le terrain. Nous devons nous assurer que le développement du Grand Nord canadien puisse compter sur un réseau d&rsquo;infrastructures prévu et conçu pour les enjeux du XXIe siècle. C&rsquo;est une nécessité si nous voulons que la région libère son plein potentiel, tant du point de vue économique qu&rsquo;humain.</p>



<p>En Arctique, la défense du territoire passe autant par les ingénieurs que par les militaires. Le premier ministre Trudeau a annoncé en 2022 un investissement de 4,9 milliards de dollars pour moderniser la cinquantaine de radars couvrant le flanc nord du pays, devenu incapable de détecter les nouvelles générations de missiles, mais nous attendons toujours ses annonces concernant les ports, les routes et les ponts.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">En savoir plus sur l&rsquo;Arctique</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://benoitlapierre.ca/souverainete-arctique-canada-developpement/">La souveraineté de l&rsquo;Arctique passe par son développement.</a></li>



<li><a href="https://benoitlapierre.ca/arctique-absent-elections/">Arctique : Grand absent de l&rsquo;élection fédérale.</a></li>



<li><a href="https://www.rcinet.ca/regard-sur-arctique/2022/07/19/pour-developper-larctique-ca-prend-une-volonte-politique/">Pour développer l&rsquo;Arctique, ça prend une volonté politique.</a></li>
</ul>
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		<title>La guerre est-elle permise par le droit international?</title>
		<link>https://benoitlapierre.ca/la-guerre-est-elle-permise-par-le-droit-international/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Dec 2022 13:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POL101]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le droit international permet-il de faire la guerre? La guerre fut longtemps considérée comme un moyen légitime de mener la politique étrangère d&#8217;un État. Carl von Clausewitz considérait la guerre comme la poursuite des activités politiques par d&#8217;autres moyens. La guerre était un droit pour les États et vue comme une façon légitime de régler [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le droit international permet-il de faire la guerre? La guerre fut longtemps considérée comme un moyen légitime de mener la politique étrangère d&rsquo;un État. Carl von Clausewitz considérait la guerre comme la poursuite des activités politiques par d&rsquo;autres moyens.  La guerre était un droit pour les États et vue comme une façon légitime de régler un conflit. Alors comment en sommes-nous venus à réglementer la guerre?</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">La codification du droit de la guerre</h2>



<p>La légitimité de la guerre comme moyen de gérer les relations internationales d&rsquo;un État n&rsquo;évolua seulement qu&rsquo;après la Première Guerre mondiale. C&rsquo;est la Société des Nations qui tenta la fois de codifier le processus d&rsquo;entrée en guerre par le droit international. <em><a href="https://www.ungeneva.org/fr/about/league-of-nations/covenant">Le Pacte de la Société des Nations</a></em> exigeait par exemple un certain délai entre la fin des négociations en vue d&rsquo;un règlement pacifique des différends et le recours à la guerre.</p>



<p> Plus tard, le <em>Pacte général de renonciation à la guerre de 1928</em> condamnait la guerre comme instrument classique de règlement des conflits internationaux. Cet accord déclare que les États signataires du Pacte condamnaient «le recours à la guerre pour le règlement des différends internationaux et y renoncent en tant qu&rsquo;instrument de la politique nationale dans leurs relations mutuelles». Le déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale a mis en lumière l&rsquo;absurdité d&rsquo;une telle déclaration. Spécialement lorsqu&rsquo;elle n&rsquo;est pas accompagnée de mécanismes de contrôle afin de prévenir et réprimer les actes d&rsquo;agressions. </p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Restriction de l&rsquo;usage de la force</h2>



<p>Suite à la&nbsp;<em>Conférence de San Francisco de 1945</em>, la décision de créer un instrument de sécurité collective des peuples fut prise. La&nbsp;<em><a href="https://www.un.org/fr/about-us/un-charter/full-text">Charte des Nations Unies</a></em>&nbsp;organisa alors l&rsquo;idée de sécurité collective autour du Conseil de sécurité de l&rsquo;ONU. Selon la Charte, article 2, paragraphe 4, les membre de l&rsquo;organisation «s&rsquo;abstiennent dans leurs relations internationales de recourir à la menace ou à l&#8217;emploi de la force, soit contre l&rsquo;intégrité territoriale ou l&rsquo;indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies».&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Interdiction de la guerre d&rsquo;agression</h3>



<p>De plus, la Déclaration relative aux principes du droit international touchant les relations amicales et la coopération entre les États conformément à la&nbsp;<em>Charte des Nations Unies</em>&nbsp;stipule que :&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>la guerre d&rsquo;agression est prohibée en tant que crime contre la paix; les États ont le devoir de s&rsquo;abstenir d&rsquo;actes de représailles impliquant l&#8217;emploi de la force; chaque État a l&rsquo;obligation de s&rsquo;abstenir d&rsquo;organiser ou d&rsquo;encourager l&rsquo;organisation de forces irrégulières en vue d&rsquo;incursion sur le territoire d&rsquo;un autre État, d&rsquo;y encourager ou d&rsquo;y organiser des actes de guerre civile ou des actes de terrorisme ou de tolérer sur son propre territoire des activités organisées en vue de commettre de tels actes sur le territoire d&rsquo;un autre État; le territoire d&rsquo;un État ne peut faire l&rsquo;objet d&rsquo;une occupation militaire résultant de l&#8217;emploi illégal de la force, nulle acquisition territoriale obtenue par la menace ou l&#8217;emploi de la force ne pouvant être reconnue comme légale.</p>
</blockquote>



<p>Le principe d&rsquo;interdiction de l&rsquo;utilisation de la force dans les relations internationales semble maintenant bien établi en droit. Cependant, il existe encore plusieurs situations où le recours à la force est accepté et codifié par le droit international. </p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Le droit de la guerre</h3>



<p>Passons maintenant aux codifications qui limitent l&rsquo;utilisation de la force lors des conflits. Ce sont les <em><a href="https://ihl-databases.icrc.org/fr/ihl-treaties/hague-conv-iv-1907">Conventions de La Haye</a></em> qui établissent le principe fondamental que «les belligérants n&rsquo;ont pas un droit illimité quant au choix des moyens de nuire à l&rsquo;ennemi». Il est donc proscrit d&rsquo;infliger à l&rsquo;ennemi des maux superflus et des souffrances inutiles. Le but de la convention est donc d&rsquo;encadrer la guerre par le droit international. Elle interdit par exemple certains types d&rsquo;armes comme les armes empoisonnées ou les gaz asphyxiants. Elle proscrit également l&rsquo;attaque des populations civiles, du personnel médical, sanitaire et religieux. Les biens de l&rsquo;ennemi sont aussi protégés des attaques dans un but autre que militaire. </p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Le droit de se défendre</h2>



<p>Le droit international de la guerre reconnaît toutefois plusieurs cas où l&rsquo;usage de la force est permise. Tout d&rsquo;abord, il y a le cas de la légitime défense. Lorsqu&rsquo;un État est agressé, celui-ci est autorisé à utiliser la force pour se défendre. L&rsquo;article 51 de  la <em>Charte des Nations Unies</em> stipule que: </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>aucune disposition de la présente Charte ne porte atteinte au droit naturel de légitime défense, individuelle ou collective dans le cas où un Membre des Nations Unies est l&rsquo;objet d&rsquo;une agression armée, jusqu&rsquo;à ce que le Conseil de sécurité ait pris les mesures nécessaires pour maintenir la paix et la sécurité internationales.</p>
</blockquote>



<p>Le libellé de l&rsquo;acte d&rsquo;agression reprend essentiellement les mêmes termes que du paragraphe 4. Toutefois, celui-ci inclut également l&rsquo;occupation suite à une attaque, le bombardement d&rsquo;un territoire d&rsquo;un autre État, le blocus des ports et des côtes d&rsquo;un État, ou l&rsquo;envoi de bandes ou de groupes armés qui se livre à des actes armés. Néanmoins, la C.I.J., dans <em><a href="https://www.icj-cij.org/fr/affaire/70">Nicaragua c. États-Unis d&rsquo;Amérique</a></em>, ne considère pas l&rsquo;assistance aux rebelles par le moyen de fourniture d&rsquo;armements ou d&rsquo;assistance logistique comme un acte d&rsquo;agression. Elle la considère plutôt comme une intervention illicite dans les affaires internes d&rsquo;un autre État. Pour être légale, la légitime défense doit respecter certaines règles. Par exemple, la notion de nécessité qui se traduit par un «péril dûment avéré au moment pertinent». Il y a également la notion de proportionnalité qui implique une riposte adaptée à «la gravité de l&rsquo;attaque qu&rsquo;il subit ou dont il est menacé».</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Les guerres « légales »</h2>



<p>Le <a href="https://www.un.org/securitycouncil/fr">Conseil de sécurité des Nations Unies</a> peut donner son aval aux interventions armées. Cette légitimité provient du chapitre 7 de la Charte de l&rsquo;ONU, dont l&rsquo;article 39 qui dit que: </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Le Conseil de sécurité constate l&rsquo;existence d&rsquo;une menace contre la paix, d&rsquo;une rupture de la paix ou d&rsquo;un acte d&rsquo;agression et fait des recommandations ou décide quelles mesures seront prises conformément aux Articles 41 et 42 pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales.</p>
</blockquote>



<p>De plus, l&rsquo;Article 42 prévoit que:&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Si le Conseil de sécurité estime que les mesures prévues à l&rsquo;Article 41 seraient inadéquates ou qu&rsquo;elles ne sont pas révélées telles, il peut entreprendre, au moyen de forces aériennes, navales ou terrestres, toute action qu&rsquo;il juge nécessaire au maintien ou au rétablissement de la paix et de la sécurité internationales. Cette action peut comprendre des démonstrations, des mesures de blocus et d&rsquo;autres opérations exécutées par des forces aériennes, navales ou terrestres de Membres des Nations Unies.</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">En savoir plus sur le droit international</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://benoitlapierre.ca/quest-ce-quun-fait-illicite-en-droit-international/">Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un fait illicite en Droit international?</a></li>



<li><a href="https://benoitlapierre.ca/quest-ce-quun-crime-international/">Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un crime international?</a></li>



<li><a href="https://benoitlapierre.ca/refugie-ou-apatride/">Quelle est la différence entre un réfugié et un apatride?</a></li>
</ul>
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		<item>
		<title>Changer (un peu) notre mode de scrutin</title>
		<link>https://benoitlapierre.ca/changer-un-peu-notre-mode-de-scrutin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Nov 2022 02:23:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique Québec]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.benoitlapierre.ca/?p=1928</guid>

					<description><![CDATA[<p>Devrait-on changer notre mode de scrutin? Plus de deux mois après le vote, nous discutons toujours de la place à faire au parti conservateur du Québec à l&#8217;Assemblé nationale. Si plusieurs s&#8217;accordent sur le fait que notre mode de scrutin n&#8217;est plus adapté à notre paysage politique à cinq partis. D&#8217;autres disent qu&#8217;il n’est pas [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Devrait-on changer notre mode de scrutin? Plus de deux mois après le vote, nous discutons toujours de la place à faire au parti conservateur du Québec à l&rsquo;Assemblé nationale. Si plusieurs s&rsquo;accordent sur le fait que notre mode de scrutin n&rsquo;est plus adapté à notre paysage politique à cinq partis. D&rsquo;autres disent qu&rsquo;il n’est pas normal qu&rsquo;une formation recueillant 500 000 votes n&rsquo;ait pas sa place à l&rsquo;Assemblée nationale. Or, les changements proposés font bien moins consensus.</p>



<p>Nous pouvons comprendre le peu d&rsquo;appétit pour une réforme du mode de scrutin de la part du gouvernant. En plus d&rsquo;avoir lui-même bénéficié des distorsions qu&rsquo;occasionne le système majoritaire uninominal à un tour, la perspective de se déchirer sur des points de détails, pointus et techniques, sur des seuils d&rsquo;éligibilité et le découpage de zone électorale, pour au final faire autant de satisfaits que de mécontents refroidirait les ardeurs de n&rsquo;importe qui. Sans compter que ce changement majeur devrait sûrement être entériné par un vote populaire, ce qui n&rsquo;est pas du tout garanti</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Changer le statut des chefs de parti</h2>



<p>D&rsquo;où l&rsquo;idée de proposer une seule mesure ne changeant pas fondamentalement notre système électoral.  Un changement assez ciblée pour éviter les cas extrêmes de représentativité que nous constatons avec le cas du Parti conservateur. Une mesure suffisamment simple pour avoir une chance de passer le processus législatif et se concrétiser.</p>



<p>L&rsquo;énoncé de ce règlement pourrait se formuler comme suit : tout chef de formation politique récoltant au moins 10% du vote populaire devient député de l&rsquo;Assemblée nationale ».</p>



<p>Cette mesure a l&rsquo;avantage de garder tous les avantages du système électoral actuel. De plus, elle règle une fois pour toute la problématique de la représentativité des chefs. Plus jamais un parti ayant récolté un nombre conséquent de votes ne fera pas partie des débats parlementaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Garder les avantages du mode de scrutin actuel</h2>



<p>Le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Scrutin_uninominal_majoritaire_%C3%A0_un_tour">système uninominal majoritaire à un tour</a> continuera de favoriser une gouvernance stable. Il favorisera toujours l&rsquo;élection de gouvernement majoritaire fort en évitant une fragmentation du vote avec une multiplication des petits partis. Deuxièmement, aucun citoyen ne perd son comté dans un redécoupage de circonscription ou perdu dans une région électorale nouvellement créée. Le lien qui relie le citoyen et son député est préservé.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Les chefs au service du peuple</h2>



<p>À l&rsquo;inverse, en détachant les chefs de parti de son rôle de député de circonscription, nous empêchons que ceux-ci favorisent indûment leur comté afin de favoriser leur réélection. Dorénavant, ils sont au service de la nation tout entière.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Moins d&rsquo;élections partielles et hausse de la participation</h3>



<p>Ce nouveau statut des chefs permettrait également de faire entrer directement les nouveaux chefs dans l&rsquo;arène parlementaire dès que ceux-ci gagnent leur course au leadership. Plus besoin d&rsquo;attendre une élection partielle ni de forcer la main à un député pour qu&rsquo;il laisse sa place. Cela permettrait donc d&rsquo;économiser les coûts d&rsquo;une élection partielle. Rappelons qu&rsquo;elle coûte en moyenne 550 000$ pièce et qu&rsquo;elle se produise presque à chaque élection après qu&rsquo;un chef, ce coup-ci Mme Anglade se fait montrer la porte.</p>



<p>Cette simple mesure pourrait également favoriser l&rsquo;augmentation du taux de participation. Notamment en incitant à voter les électeurs d&rsquo;un comté perdu à l&rsquo;avance. L&rsquo;électeur dont le candidat n&rsquo;a pas chance de remporter sa circonscription sera tout de même motivé à voter afin de permettre de faire élire le chef à l&rsquo;échelle nationale.</p>



<p>Alors devrait-on changer notre mode de scrutin? Bien sûr, cette seule mesure ne réglera pas tous les problèmes. Cependant, <strong>elle a le mérite d&rsquo;être une mesure concrète qui pourrait être mise en place rapidement sans tout chambouler notre système politique</strong>. Elle nous familiarisait au concept de proportionnalité. Comme l&rsquo;appétit vient en mangeant, il est possible que cette mesure ne soit qu&rsquo;un début.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">En savoir plus sur le système électoral et mode de scrutin</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://benoitlapierre.ca/doit-on-reglementer-le-financement-des-partis-politiques/">Doit-on changer réglementer le financement des partis politiques?</a></li>



<li><a href="https://benoitlapierre.ca/les-modes-de-scrutin-et-leurs-effets-sur-la-formation-dun-gouvernement/">Les impacts du mode de scrutin sur la formation du gouvernement.</a></li>



<li><a href="https://benoitlapierre.ca/debat-sur-le-systeme-electoral-au-quebec/">Débat sur le système électoral du Québec.</a></li>
</ul>
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		<title>Les éléments constitutifs d&#8217;un État</title>
		<link>https://benoitlapierre.ca/quest-ce-quun-etat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Oct 2022 15:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POL101]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quelles sont les éléments constitutifs d&#8217;un État? La Convention panaméricaine de Montevideo sur les droits et devoirs des États fut l&#8217;un des premiers instruments à donner une définition de l&#8217;État. Celle-ci fut progressivement acceptée par tous. L&#8217;État, comme personne internationale, doit réunir les éléments constitutifs suivants : a) une population permanente; b) un territoire défini; c) un [&#8230;]</p>
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<p>Quelles sont les éléments constitutifs d&rsquo;un État? La <em><a href="https://www.un-ilibrary.org/content/books/9789210596800s003-c002">Convention panaméricaine de Montevideo</a></em> sur les droits et devoirs des États fut l&rsquo;un des premiers instruments à donner une définition de l&rsquo;État. Celle-ci fut progressivement acceptée par tous. L&rsquo;État, comme personne internationale, doit réunir les éléments constitutifs suivants : <strong>a) une population permanente; b) un territoire défini; c) un gouvernement; et d) la capacité d&rsquo;entrer en relation avec les autres États</strong>.</p>



<p>Mais les provinces canadiennes, les länder allemands et les oblasts russes ont aussi ces attributs. Le critère de l&rsquo;État réside ultimement dans cette capacité d&rsquo;entretenir des relations internationales. Or, cette capacité dépend tout autant de données constitutionnelles d&rsquo;ordre interne que de la reconnaissance qui en est faite par les autres États. </p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Le territoire: fondement de l&rsquo;État</h2>



<p><strong>Le territoire se compose de trois éléments: terrestre, aérien et maritime</strong>. Si le territoire terrestre ne fait pas vraiment débat, le territoire maritime quant à lui a fait l&rsquo;objet de plusieurs traités. D&rsquo;abord, le droit coutumier fut codifier dans la&nbsp;<em><a href="https://legal.un.org/ilc/texts/instruments/french/conventions/8_1_1958_territorial_sea.pdf">Convention de Genève de 1958&nbsp;sur la mer territoriale et la zone contiguë</a></em> et la&nbsp;<em><a href="https://www.un.org/depts/los/convention_agreements/texts/unclos/unclos_f.pdf">Convention des Nations Unies de 1982 sur le droit de la mer</a></em>, qui reprend les éléments de 1958, et en y ajoutant de nouvelles zones, dont les eaux archipélagiques qui sont soumises à la souveraineté des États.&nbsp;</p>



<p>Le traité prévoit également des espaces soumis à la compétence fonctionnelle et extraterritoriale de l&rsquo;État côtier. Pour établir la ligne de base des eaux intérieures, il faut faire des segments de droit qui joignent les divers points entre eux. L&rsquo;application la plus connue du tracé de ces lignes droites vise les baies dont l&rsquo;ouverture maximale est inférieure à 24 milles marins, les embouchures des rivières ou des fleuves et les installations portuaires. Selon l&rsquo;article 4 de la&nbsp;<em>Convention sur le droit de la mer</em>, établis la mer territoriale à 12 milles marins mesurés à partir de cette ligne de base.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">L&rsquo;espace aérien d&rsquo;un État</h3>



<p>Quant à l&rsquo;espace aérien, celui-ci est codifié dès 1919 par la&nbsp;<em><a href="https://applications.icao.int/postalhistory/1919_the_paris_convention.htm">Convention de Paris sur la navigation aérienne</a></em>&nbsp;qui reconnaît la souveraineté des États au-dessus du territoire national. La&nbsp;<em><a href="https://www.icao.int/secretariat/legal/list%20of%20parties/chicago_fr.pdf">Convention relative à l&rsquo;aviation civile internationale de 1944</a></em>&nbsp;réitère ce principe en reconnaissant que chaque État a la souveraineté complète et exclusive sur l&rsquo;espace aérien au-dessus de son territoire. Étant donné que la limite entre espace aérien et extra-atmosphérique, libre des juridictions, est floue et peut prendre plusieurs formes. La distinction se fait entre les activités spatiales et les activités aériennes, la première encadrée par les principes de liberté, l&rsquo;autre, de souveraineté.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">L&rsquo;État et sa population</h2>



<p><strong>Une population est composée de nationaux et d&rsquo;étrangers</strong>. Or, seul le lien de nationalité fonde la théorie de la compétence de l&rsquo;État sur le plan des relations internationales. Dans <em>l&rsquo;affaire Nottebom</em>, la <a href="https://www.icj-cij.org/">Cour internationale de Justice</a> dit que les États sont libres de régler par sa propre législation l&rsquo;acquisition de sa nationalité ainsi que de conférer celle-ci par la naturalisation. </p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Souveraineté et légalité du gouvernement d&rsquo;un État</h2>



<p>Les gouvernements, quant à eux, prennent les formes les plus diverses et sa reconnaissance auprès de la communauté internationale peut se faire sur trois différents critères. Soit le critère d&rsquo;effectivité, qui désigne le pouvoir réel et effectif sur le territoire de l&rsquo;État. Soit le critère de légalité, qui s&rsquo;appuie sur le respect de la légalité constitutionnelle afin de déterminer la forme de gouvernement. Finalement, le détenteur du pouvoir au sein de l&rsquo;État, soit le critère de légitimité démocratique, qui tend à se généraliser. </p>



<p>En effet, la <em>Déclaration sur les lignes directrices sur la reconnaissance des nouveaux États en Europe orientale et en Union soviétique</em>, faite par la Communauté européenne, disait prête à reconnaître ces nouveaux États. À condition qu&rsquo;ils se constituent sur une base démocratique et respectent l&rsquo;état de droit, la démocratie et les droits de l&rsquo;homme. De son côté, la <em><a href="https://www.oas.org/fr/democratic-charter/default.asp">Charte démocratique interaméricaine de l&rsquo;O.É.A</a></em> de 2001 dit que les peuples des Amériques ont droit à la démocratie et leurs gouvernements ont pour obligation de la promouvoir et de la défendre. L&rsquo;<em><a href="https://au.int/fr/acte-constitutif">Acte constitutif de l&rsquo;Union Africaine</a></em> fait aussi le même genre de déclaration de principes. Vous savez maintenant les éléments constitutifs d&rsquo;un État selon le droit international.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">En savoir plus sur la politique internationale</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://benoitlapierre.ca/quest-ce-quun-fait-illicite-en-droit-international/">Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un fait illicite en Droit international?</a></li>



<li><a href="https://benoitlapierre.ca/quest-ce-quun-crime-international/">Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un crime international?</a></li>



<li><a href="https://benoitlapierre.ca/quest-ce-quune-organisation-internationale/">Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;une organisation internationale?</a></li>
</ul>
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		<title>Comment fonctionne le système monétaire international?</title>
		<link>https://benoitlapierre.ca/systeme-monetaire-international/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Oct 2022 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POL101]]></category>
		<category><![CDATA[Politique internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le système monétaire international a changé plusieurs fois depuis un siècle. Avant 1944 et les Accords de Bretton Woods, la valeur de la monnaie était fixé grâce à l&#8217;étalon or. La valeur d&#8217;une devise dépendait de la quantité d&#8217;or, ou d&#8217;argent que l&#8217;État disposait dans ses coffres. À l&#8217;époque, la concentration d&#8217;or ou d&#8217;argent dans [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le système monétaire international a changé plusieurs fois depuis un siècle. Avant 1944 et les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_Bretton_Woods">Accords de Bretton Woods</a>, la valeur de la monnaie était fixé grâce à l&rsquo;étalon or. La valeur d&rsquo;une devise dépendait de la quantité d&rsquo;or, ou d&rsquo;argent que l&rsquo;État disposait dans ses coffres. À l&rsquo;époque, la concentration d&rsquo;or ou d&rsquo;argent dans les pièces de monnaie leur donnait leur valeur.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Bretton Woods, la fin d&rsquo;un système monétaire</h2>



<p>Bretton Woods changea la mise en imposant un nouveau régime de notation pour les différentes devises internationales. Celles-ci étaient comparées au dollar américain et étaient échangeables contre celle-ci à un taux fixe. Chacune des devises devaient respecter cette valeur prédéterminée avec un écart possible de plus ou moins un pour cent. Le dollar américain, quant à lui, garantissait sa valeur en se basant sur le stock d&rsquo;or de la réserve américaine à raison de 35$ pour une once d&rsquo;or. Ainsi, les États-Unis se sont engagés à ne pas émettre plus de monnaie que leurs réserves d&rsquo;or leur permettaient. Pour résumer, les accords de Bretton Woods était un système de change fixe. Un système monétaire international  où les devises pouvaient être échangé contre des dollars américains. Le dollar américain, quant à lui, était la seule valeur qui pouvait être échangé directement contre de l&rsquo;or.</p>



<p>Depuis les accords de la Jamaïque, les choses ont bien changé. Nous sommes maintenant dans un système de change flottant où la valeur des monnaies fluctue en raison de l&rsquo;offre et de la demande, soit à cause des importations et des exportations. Dans ce système, la valeur d&rsquo;une monnaie est fixée par rapport aux autres monnaies. Elles ne sont plus garanties par une quantité de métaux précieux qui est censée en garantir la force, mais plutôt basée sur la confiance de la communauté internationale envers la bonne santé économique d&rsquo;un pays. Cette confiance explique en partie pourquoi le billet vert garde sa valeur. Malgré le fait que les États-Unis ont de larges déficits budgétaires et commerciaux ainsi qu&rsquo;une dette nationale considérable.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Les avantages du système monétaire fixe et flottant</strong></h2>



<p>Les systèmes de change fixe et flottant ont chacun leurs avantages et leurs inconvénients. En ce qui concerne le système de change fixe, c&rsquo;est la banque centrale du pays en question qui détermine la valeur à laquelle sa devise d&rsquo;échangera. Pour maintenir ce taux, l&rsquo;État en question doit être prêt à défendre la valeur de sa monnaie contre les attaques spéculatives et avoir à sa disposition de grandes réserves de changes. Un des avantages liés à ce système est la prévisibilité et la stabilité de la monnaie.</p>



<p>Un taux de change flottant, quant à lui, permet aux pays qui l&rsquo;adoptent d&rsquo;avoir le champ libre afin de mener la politique monétaire qui lui convint. Il peut se concentrer sur l&rsquo;économie interne du pays en fixant le taux directeur ou en contrôlant l&rsquo;inflation. Toutefois, ce régime demande une gestion active de la monnaie. Un taux de change flottant permet aussi aux pays de ne pas devoir maintenir de grandes réserves de changes afin de devoir défendre la valeur de sa monnaie. Il peut donc utiliser ces fonds pour d&rsquo;autres choses. Finalement, le taux de change s&rsquo;ajustement automatiquement. Lorsque la balance commerciale est négative, la devise perdra de la valeur par rapport aux autres devises, ce qui stimulera ses exportations et découragera les importations devenues moins avantageuses. Les monnaies flottantes s&rsquo;ajustent donc aux cycles économiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Les risques des monnaies flottantes à l&rsquo;international</h3>



<p>Cependant, peu de pays laissent flotter leur devise librement. Notamment à cause du système monétaire international qui peut amèner une grande imprévisibilité de la monnaie. De plus, cela peut amener des variations élevées quant à la valeur de la monnaie, ce qui amène un manque de crédibilité. Le mieux, c&rsquo;est de faire comme le Canada et adopter un taux « semi-flottant ». Dans ce cas de figure, le pays désigne une fourchette où la devise peut flotter librement. Lorsque la valeur de la monnaie sort de cette fourchette, l&rsquo;État en question doit faire une série d&rsquo;actions afin de rehausser ou abaisser sa valeur afin qu&rsquo;elle retourne à sa valeur cible.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">L<strong>a dollarisation, un avantage monétaire?</strong></h2>



<p>La dollarisation est un phénomène qui consiste à abandonner sa monnaie nationale au profit d&rsquo;une monnaie étrangère, généralement plus stable que la précédente. La dollarisation d&rsquo;un pays peut se faire de façon officielle ou officieuse. Bien que la principale monnaie servant à la dollarisation soit le dollar américain, il existe d&rsquo;autres devises qui joue se rôle à travers le monde. Notamment l&rsquo;Euro, qui est utilisé par le Vatican et l&rsquo;Andorre pour n&rsquo;en nommer que deux. Aussi, le Rouble qui sert de monnaie aux territoires sécessionnistes d&rsquo;Abkhazie et d&rsquo;Ossétie du Sud.</p>



<p>En général, les pays optent pour la dollarisation de leur économie par souci de stabilité. En effet, une monnaie forte a moins de chance d&rsquo;être la cible d&rsquo;attaques spéculatives et la dollarisation peut être un bon moyen de juguler une inflation rendue incontrôlable. De cette manière, le pays dollarisé emprunt la crédibilité du pays émetteur. De plus, l&rsquo;usage d&rsquo;une monnaie unique favorise les échanges grâce à la stabilité qu&rsquo;elle procure. Les acteurs économiques n&rsquo;ont plus de soucis à propos des variations du taux de change.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Ne plus avoir le contrôle de sa politique monétaire</h3>



<p>Or, ce système monétaire international basé du le dollar comporte aussi ses risques. La dollarisation d&rsquo;une économie n&rsquo;est pas toujours le choix le plus judicieux parce qu&rsquo;elle amène de nombreuses conséquences. D&rsquo;abord, il s&rsquo;agit d&rsquo;une perte de souveraineté pour l&rsquo;État qui laisse tomber sa monnaie. Il n&rsquo;a plus le pouvoir de dicter sa politique monétaire, comme par exemple fixer son taux directeur. Le pays doit vivre avec la politique monétaire du pays émetteur.</p>



<p>De plus, le pays en question n&rsquo;a plus le loisir de dévaluer sa monnaie pour favoriser ses exportations en les rendant plus compétitives. Il ne peut plus alors contrôler son endettement par le biais d&rsquo;une inflation ou déflation. Sans compter qu&rsquo;il peut être très difficile de faire marche arrière lorsque le processus de dollarisation est enclenché. Nous pouvons voir, par exemple la Grèce qui est prise avec l&rsquo;Euro alors que la force de cette monnaie n&rsquo;est pas adaptée aux difficultés que le pays connaît depuis maintenant plusieurs années.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">En savoir plus sur le système financier international</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://benoitlapierre.ca/systeme-financier-international-et-fmi/">FMI et système financier international</a></li>



<li><a href="https://benoitlapierre.ca/adam-smith-division-du-travail-et-bien-commun/">Adam Smith, division du travail et bien commun</a></li>



<li><a href="https://benoitlapierre.ca/letat-acteur-de-la-mondialisation/">L’État, acteur de la mondialisation</a></li>
</ul>
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		<title>Politique : Quelle place a le Nord du Québec?</title>
		<link>https://benoitlapierre.ca/elections-quel-projet-pour-le-nord-quebecois/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Sep 2022 18:13:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique Québec]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.benoitlapierre.ca/?p=1460</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quelle place a le nord dans la politique du Québec? L&#8217;annonce de Dominique Anglade de son voyage de dernière minute à destination de Kuujuaq laisse plusieurs analystes perplexes. Or,celle-ci a le mérite de porter notre attention sur un sujet peu abordé lors de la campagne, l&#8217;importance de nos territoires nordiques. Il faut dire que le [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Quelle place a le nord dans la politique du Québec? L&rsquo;annonce de Dominique Anglade de son voyage de dernière minute à destination de Kuujuaq laisse plusieurs analystes perplexes. Or,celle-ci a le mérite de porter notre attention sur un sujet peu abordé lors de la campagne, l&rsquo;importance de nos territoires nordiques.</p>



<p>Il faut dire que le Grand Nord québécois n&rsquo;est pas particulièrement intéressant en terme de siège. Bien que les circonscriptions de Duplessis et d&rsquo;Ungava couvrent plus de 75% du territoire québécois à elles seules, celles-ci comptent à peine 1% de la population et n&rsquo;envoient que deux députés à l&rsquo;Assemblée nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">L&rsquo;Arctique passe sous le radar au Québec</h2>



<p>Nos territoires au nord du 49e parallèle sont centraux d&rsquo;un point de vue géostratégique. Les opportunités vont au-delà du secteur minier ou hydroélectrique. C&rsquo;est sans compter que leur importance risque de s&rsquo;accroitre avec le temps. Surtout avec les réchauffements climatiques qui apporteront leur lot de défis, mais également certaines opportunités pour la région. Or, les enjeux de la politique du nord du Québec passent sous les radars lorsque nous lisons les programmes.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Le plan Nord Québec du PLQ</h3>



<p>Historiquement, c&rsquo;est le Parti libéral du Québec qui semble avoir le mieux mesuré l&rsquo;importance de développer notre territoire nordique. Nous pouvons penser à l&rsquo;ancien premier ministre Robert Bourassa qui a lancé le projet hydroélectrique de la Baie-James. Son «projet du siècle» qui demeure un de ses legs politiques majeurs. Plus récemment, il y a le Plan Nord de Jean Charest pour constater que ce parti a toujours eu une certaine vision pour cette région.</p>



<p>Malgré son voyage à Kuujuaq, la place qu&rsquo;occupe le Grand Nord québécois dans le programme <a href="https://secureservercdn.net/45.40.155.193/bmb.7a9.myftpupload.com/wp-content/uploads/2022/07/livreliberal-fr-v2.pdf"><em>Le livre libérale 2022</em></a> est anecdotique. En fait, le seul engagement pris est d&rsquo;améliorer la politique d&rsquo;accessibilité à la justice dans le nord du Québec. Celle-ci vise particulièrement les communautés autochtones.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Focus sur les politiques autochtones pour Québec Solidaire</h3>



<p>Miser sur les communautés locales semble être aussi la politique du nord chez Québec solidaire. Dans son <a href="https://api-wp.quebecsolidaire.net/wp-content/uploads/2021/09/programmeqs2019-1.pdf">programme</a>, la formation s&rsquo;engage à améliorer l&rsquo;accès aux services juridiques «spécialement pour la population du Grand Nord, en collaboration avec les populations concernées». QS va plus loin en proposant la création «un corps de surveillance des territoires nordiques comprenant des membres de la communauté des premiers peuples et des inuit.e.s». En matière d&rsquo;infrastructures, les engagements solidaires consistent à une politique de construction de <a href="https://quebecsolidaire.net/nouvelle/quebec-solidaire-presente-de-veritables-solutions-pour-le-nord-du-quebec">1000 logements dans le Nord-du-Québec au cours d&rsquo;un premier mandat</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Rien au PQ et au PCQ pour le nord du Québec</h3>



<p>Ironiquement, bien que le Parti Québécois ait l&rsquo;ambition de faire du Québec un État, celui-ci a bien peu de projets à court terme pour les territoires nordiques qui constitueront pourtant l&rsquo;essentiel des terres d&rsquo;un Québec souverain. Aucune mention de la région dans son programme <a href="https://pq.org/wp-content/uploads/2022/04/cahier-projet-nationalv2.pdf"><em>Projet national</em></a>. Hormis une vague allusion aux territoires nordiques «dans l’optique de protéger la biodiversité qui est au cœur du patrimoine naturel du Québec».</p>



<p>Peu de choses du côté des conservateurs étant donné que la formation n&rsquo;étaye pas sa vision pour la région dans son <a href="https://www.conservateur.quebec/programme">programm</a>e. Le PCQ compte toutefois stimuler le domaine minier, dont le Grand Nord regorge d&rsquo;opportunités. D&rsquo;abord en révisant le système de redevances «afin de permettre aux collectivités concernées de recevoir leur part de ces revenus». Le parti s&rsquo;est dit ouvert à de nouveaux projets hydroélectriques.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">CAQ : une politique d&rsquo;infrastructures nordiques</h3>



<p>De son côté, la CAQ a élaboré le <a href="https://www.quebec.ca/gouvernement/politiques-orientations/plan-action-nordique"><em>Plan d&rsquo;action nordique</em></a>. C&rsquo;est ce plan qui a structuré l&rsquo;action du gouvernement au cours des dernières années. La formation a annoncé <a href="https://coalitionavenirquebec.org/fr/blog/2021/08/16/plus-de-300-nouveaux-logements-en-jamesie/"><u>un projet 300 nouveau logements en Jamésie</u></a> en 2019. La Caq a aussi quelques projets plus structurants comme <a href="https://coalitionavenirquebec.org/fr/blog/2019/03/12/pres-de-71-m-seront-investis-dans-le-nord-du-quebec/">un plan de modernisation des infrastructures routières et aéroportu</a>aires du Nord-du-Québec. Ceux-ci prévoient entre autres l&rsquo;asphaltage de plusieurs tronçons et <a href="https://coalitionavenirquebec.org/fr/blog/2019/03/18/plus-de-50-m-seront-investis-au-nunavik/">une somme de 50M$ consacré à la région du Nunavik</a> qui servira à moderniser l&rsquo;aéroport de Salluit</p>



<p>Plus que quelques heures avant le jour du scrutin, il est toujours temps pour les différents partis de nous partager leur vision concernant nos territoires nordiques. Espérons que le voyage de Dominique Anglade brise la glace.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">En savoir plus sur la politique nordique</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://benoitlapierre.ca/le-canada-perd-il-le-nord/">Le Canada perdra-t-il le Nord?</a></li>



<li><a href="https://benoitlapierre.ca/souverainete-arctique-canada-developpement/">La souveraineté de l&rsquo;Arctique passe par son développement.</a></li>



<li><a href="https://www.rcinet.ca/regard-sur-arctique/2022/07/19/pour-developper-larctique-ca-prend-une-volonte-politique/">Pour développer l&rsquo;Arctique, ça prend une volonté politique.</a></li>
</ul>
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