Comment peut-on qualifier la politique étrangère de Stephen Harper?

Expliquer la politique étrangère de Stephen Harper

Comment peut-on qualifier la politique étrangère de Stephen Harper 10 ans après son départ? Ce texte fait suite à l’article Comprendre la politique étrangère canadienne. La plupart des analystes diront qu’il se trouvait plutôt du côté du continentalisme. En effet, il est clair que le premier ministre canadien a tenté de se rapprocher des Américains lors de sa gouvernance. Il suffit de penser à la militarisation de l’identité canadienne, son appui à Israël ou son appui formel aux initiatives américaines pour s’en convaincre.

Les relations internationales sous Stephen Harper

C’est sans compter que l’idée de continentalisme se retrouve dans plusieurs citations des sites gouvernementaux canadiens. Pensons au dossier de la défense où la collaboration avec le gouvernement américain est clairement affichée. Voici une série de citations prisent sur les sites de l’époque; Les États-Unis sont le principal allié et partenaire de défense du Canada. Il est vrai que nos relations en matière de défense sont bien établies. Nous sommes partenaires dans la défense de l’Amérique du Nord depuis la Seconde Guerre mondiale. Coopérer avec les États-Unis permet d’optimiser la sécurité des Canadiens. Nos deux pays coopèrent pour contrer efficacement les nouvelles menaces qui pèsent sur le continent.

Le même site internet faisait un recensement de tous les traités entre les deux pays. On dénombre actuellement 80 accords équivalant à des traités, plus de 250 protocoles d’entente et 145 tribunes de discussion entre les deux pays sur les questions de défense. C’est pas mal!

Une politique étrangère qui ne renie pas son passé

Bien que ces éléments font penser que le gouvernement Harper a embrassé l’idéologie continentalisme sans complexe. Par contre, certains indices laissent croire que l’idée d’internationalisme n’a pas complètement disparue du discours conservateur de l’époque. Par exemple, le Canada a tenté d’obtenir un siège au Conseil de sécurité de l’ONU et a dû se justifier lorsqu’il n’a pas réussi à l’avoir. De plus, le gouvernement Harper continue de faire la promotion des valeurs libérales à l’international comme la démocratie. Valeur qui est habituellement attribuée à l’internationalisme.

Ainsi, nous pouvons croire que l’idée dominante en politique étrangère de Stephen Harper était plutôt le continentalisme. Toutefois, l’administration Harper n’a pas totalement rejeté certains principes fort de l’internationalisme.

En savoir plus sur la politique étrangère canadienne