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	<title>Archives des Politique canadienne - Benoit J. Lapierre - Politologue</title>
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	<description>L'analyse politique ancr&#233;e dans le r&#233;el.</description>
	<lastBuildDate>Tue, 19 Sep 2023 04:04:44 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Politique canadienne - Benoit J. Lapierre - Politologue</title>
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		<title>Le Canada perdra-t-il le Nord?</title>
		<link>https://benoitlapierre.ca/le-canada-perd-il-le-nord/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jan 2023 19:53:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique canadienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Est-ce que le Canada peut perdre le Nord? Les trois premiers ministres des territoires (Yukon, Territoire du Nord-Ouest et Nunavut) s&#8217;inquiètent pour notre souveraineté en Arctique et craignent que les ambitions territoriales de la Russie puissent un jour s&#8217;étendre jusqu&#8217;au Nord canadien. C&#8217;est ce que nous apprenait une lettre datée de mars 2022, mais rendue [&#8230;]</p>
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<p>Est-ce que le Canada peut perdre le Nord? Les trois premiers ministres des territoires (Yukon, Territoire du Nord-Ouest et Nunavut) s&rsquo;inquiètent pour notre souveraineté en Arctique et craignent que les ambitions territoriales de la Russie puissent un jour s&rsquo;étendre jusqu&rsquo;au Nord canadien. C&rsquo;est ce que nous apprenait une lettre datée de mars 2022, mais rendue publique que la semaine dernière, destinée au premier ministre Trudeau.</p>



<p>Ces craintes sont surtout motivées par l&rsquo;intervention russe en Ukraine. Il y a eu de nombreux investissements faits par Moscou au cours des dernières années dans la région. Des développements via la construction et la réhabilitation de plusieurs infrastructures, tant militaires que civiles. Parfaites pour renforcer la présence russe sur ce territoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Des équipements déficients dans le Nord</h2>



<p>Les premiers ministres des territoires canadiens ont de quoi s&rsquo;inquiéter. Récemment, la vérificatrice générale du Canada Karen Hogan <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1932762/arctique-surveillance-retards-rapport-verificatrice-generale">rappelait dans un rapport</a> que les équipements nécessaires à la surveillance des eaux arctiques approchent de leur fin de vie utile. Pire, les retards pris dans leur remplacement risquent de compromettre notre capacité de surveillance du trafic maritime nordique alors que celui-ci a plus que triplé au cours des trente dernières années et que tout indique qu&rsquo;il devrait s&rsquo;accroitre davantage avec l&rsquo;accélération de la fonte des glaces.</p>



<p>En 2021, la même vérificatrice générale signait également un <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1773390/strategie-navale-rapport-accablant-de-la-verificatrice-generale">audit</a> sur la Stratégie nationale de construction navale où elle soulignait que la marge de manœuvre pour le renouvellement de notre flotte de brise-glace avait « presque disparu&nbsp;» et que tout retard additionnel pourrait réduire « la capacité du Canada de mener à bien des activités essentielles ».</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Les changements climatiques en Arctique</h2>



<p>Cependant, même si la menace russe ne peut pas être mise totalement de côté, celle-ci semble secondaire. Spécialement si on la compare aux défis occasionnés par les effets du réchauffement climatique sur nos infrastructures nordiques, notamment à cause de la fonte du pergélisol. Voilà une menace qui peut faire perdre au Canada sa souveraineté dans le Nord.</p>



<p>Pire, le phénomène ébranle la fondation des bâtiments existants. Il endommage les pistes d&rsquo;atterrissage et les routes ainsi que toute infrastructure qui n&rsquo;a pas été spécialement conçue pour supporter cette fonte des glaces. Pourtant, la sonnette d&rsquo;alarme a déjà été sonnée dans un <a href="https://institutclimatique.ca/reports/plein-nord-couts-des-changements-climatiques/#adaptation-transformationnelle">récent</a> <a href="https://institutclimatique.ca/reports/plein-nord-couts-des-changements-climatiques/#adaptation-transformationnelle">rapport</a>. L’<em>Institut climatique canadien</em> estime même que la moitié des routes d&rsquo;hiver de la région deviendront impraticables au cours des trente prochaines années.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">La vraie menace du Canada dans le Nord</h3>



<p>Ne serait-ce pas la vraie menace qui plane sur la souveraineté canadienne en Arctique? Un scénario absurde où, même si notre territoire se libère des glaces et devient plus accessible, notre capacité à le surveiller, le réguler, voire seulement à y accéder, deviendra de plus en plus difficile avec le temps à cause du niveau de délabrement de nos infrastructures.</p>



<p>Pourtant, la meilleure façon de défendre efficacement nos intérêts et notre souveraineté dans la région est d&rsquo;y être présent. Il faut occuper le terrain. Nous devons nous assurer que le développement du Grand Nord canadien puisse compter sur un réseau d&rsquo;infrastructures prévu et conçu pour les enjeux du XXIe siècle. C&rsquo;est une nécessité si nous voulons que la région libère son plein potentiel, tant du point de vue économique qu&rsquo;humain.</p>



<p>En Arctique, la défense du territoire passe autant par les ingénieurs que par les militaires. Le premier ministre Trudeau a annoncé en 2022 un investissement de 4,9 milliards de dollars pour moderniser la cinquantaine de radars couvrant le flanc nord du pays, devenu incapable de détecter les nouvelles générations de missiles, mais nous attendons toujours ses annonces concernant les ports, les routes et les ponts.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">En savoir plus sur l&rsquo;Arctique</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://benoitlapierre.ca/souverainete-arctique-canada-developpement/">La souveraineté de l&rsquo;Arctique passe par son développement.</a></li>



<li><a href="https://benoitlapierre.ca/arctique-absent-elections/">Arctique : Grand absent de l&rsquo;élection fédérale.</a></li>



<li><a href="https://www.rcinet.ca/regard-sur-arctique/2022/07/19/pour-developper-larctique-ca-prend-une-volonte-politique/">Pour développer l&rsquo;Arctique, ça prend une volonté politique.</a></li>
</ul>
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		<item>
		<title>Le multilatéralisme du Canada</title>
		<link>https://benoitlapierre.ca/le-multilateralisme-du-canada/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Sep 2022 02:47:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique canadienne]]></category>
		<category><![CDATA[Politique internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le bilatéralisme et le multilatéralisme sont deux moyens d&#8217;approcher les relations internationales du Canada. Elles se ressemblent grandement. Pour réduire à sa plus simple expression ces deux concepts, on peut dire que des relations bilatérales se font entre deux pays, par exemple entre le Canada et les États-Unis, tandis que les relations multilatérales se font [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le bilatéralisme et le multilatéralisme sont deux moyens d&rsquo;approcher les relations internationales du Canada. Elles se ressemblent grandement. Pour réduire à sa plus simple expression ces deux concepts, on peut dire que des relations bilatérales se font entre deux pays, par exemple entre le Canada et les États-Unis, tandis que les relations multilatérales se font entre trois pays ou plus, comme les relations entre le Canada, les États-Unis et le Mexique dans le cadre de l&rsquo;Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Toutefois, ces concepts peuvent se complexifier facilement en y ajoutant plusieurs nuances.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Le Canada et le bilatéralisme</h2>



<p>D&rsquo;abord les relations bilatérales entre deux États peuvent toucher une multitude de sujets les plus divers. Ces relations peuvent être strictement d&rsquo;ordre commercial comme le récent accord de libre-échange que le Canada a signé avec la Corée du Sud. Ils  peuvent aussi toucher le domaine de la défense comme le Commandement de la défense aérospatiale de l&rsquo;Amérique du Nord (NORAD). Elles peuvent aussi être d&rsquo;ordre universitaire comme la relation que le Canada entretien avec la France en se qui concerne la mobilité des jeunes étudiants. Bref les relations bilatérales peuvent toucher des sujets divers avec des pays tout aussi différents.</p>



<p>Même si les relations ne se font qu&rsquo;avec deux États, la marge de manœuvre de chacun n&rsquo;est pas égale et l&rsquo;intérêt porté de part et d&rsquo;autre peut grandement varier. Les négociations s&rsquo;en voit alors complexifiées comme par exemple dans le cas du NORAD. Le poids démographique, économique et militaire des États-Unis en font le poids lourd de cette alliance. Ainsi, la marge de manœuvre du Canada s&rsquo;en voit d&rsquo;autant réduite. Cependant, cette lattitude réduite ne signifie pas que l&rsquo;accord ne peut pas être bénéfique au deux parties.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">L&rsquo;approche multilatérale du Canada</h2>



<p>La notion de multilatéralisme est plus complexe parce que ces relations peuvent prendre les formes les plus diverses. Par exemple l&rsquo;Organisation des Nations Unies (ONU) qui est l&rsquo;organisation internationale par excellence. Cette organisations compte 193 pays et ces pays ont tous le même poids en terme de vote à l&rsquo;Assemblée générale. Il va sans dire que la marge de manœuvre et l&rsquo;influence d&rsquo;un pays se voit considérablement réduites peu importe sa puissance initiale.</p>



<p>Le Canada, à l&rsquo;instar de nombreux petits pays, est traditionnellement un partisan enthousiaste du multilatéralisme. Il est généralement considéré comme plus avantageux et moins dangereux que les relations bilatérales. Comme il a été dit précédemment, les liens multilatéraux peuvent prendre des formes multiples : organisations ouvertes comme l&rsquo;ONU certes mais aussi ses organes subsidiaires tels l&rsquo;Organisation mondiale de la santé ou l&rsquo;Organisation mondiale du Travail. Le Canada est membre de presque toutes les organisations universelles. C&rsquo;est-à-dire celles qui sont ouvertes à tous les États du monde.</p>



<p>Les organisations conditionnellement ouvertes et les coalitions sont une autre forme que peut prendre les relations multilatérales. Les coalitions se caractérisent par des «ententes plus ou moins formelles et temporaires entre un certain nombre d&rsquo;États et constituées pour atteindre un objectif précis […] le Canada fait partie, ou a déjà fait partie, de bon nombre de ces coalitions.»</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Un multilatéralisme plus complexe</h3>



<p>Les organisations restreintes et les alliances forment le troisième genre de lien multilatéraux. Il est plus difficile d&rsquo;entrer dans ce genre d&rsquo;organisations et elles sont généralement plus contraignantes et comportent plus d&rsquo;obligations. Ainsi, elles ont davantage d&rsquo;influence sur les grandes orientation de la politique étrangère d&rsquo;un pays. Le Canada fait partie de certains de ces organisations comme par exemple le G8 ou l&rsquo;Organisation du traité de l&rsquo;Atlantique Nord (OTAN)</p>



<p>Au Canada, le multilatéralisme est plus complexe que le bilatéralisme parce qu&rsquo;il peut prendre différentes formes, que ses relations sont souvent contraignantes et que le poids relatif des participants peut être considérablement réduits lorsque le nombre de membres grossi. Ces relations peuvent être aussi <em>ad hoc</em> ou permanentes. Toujours est-il que malgré le degré de complexité accru, de nombreux pays souhaitent faire partie de ce genre d&rsquo;organisations.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Canada : Une rupture avec le gouvernement Harper?</h2>



<p>Certains sont d&rsquo;avis que la gouvernance de Stephan Harper détonne avec la tradition du multilatéralisme canadien. Cette approche a caractérisée le pays durant une grande partie du vingtième siècle. D&rsquo;autres diront que «le multilatéralisme est, depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, une voie privilégiée par les dirigeants canadiens pour conduire la politique étrangère».  Est-ce vraiment le cas? Sommes-nous devant un changement réel de culture politique qui fait contraste avec l&rsquo;autre grand parti politique qui a dirigé les affaires du pays?</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Un acteur important du multilatéralisme</h3>



<p>Il est vrai que le Canada fut un membre fondateur important de l&rsquo;Organisation des Nations Unies, qu&rsquo;il n&rsquo;a que très rarement fait cavalier seul dans des dossiers d&rsquo;importance et que la voie multilatérale fut privilégiée à de nombreuses reprises. Par exemple, le Canada fait partie, ou a déjà fait partie, de bon nombre de coalitions multilatérale. Il a refusé de participer à des interventions militaires qui n&rsquo;avait pas une large légitimité internationale comme par exemple la guerre d&rsquo;Irak.</p>



<p> Depuis le début du siècle, le Canada a participé à quatre grandes coalitions militaires ad hoc réunissant un grand nombre d&rsquo;États sans autre véritable intérêt commun que de repousser une agression (à l&rsquo;exception des opérations au Kosovo en 1999 et en Afghanistan depuis 2002, menées dans le cadre de l&rsquo;Alliance atlantique).</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Le Canada dans les organisations multilatérales</h3>



<p>Côté multilatéralisme, le Canada est très bien représenté dans de nombreuses organisations internationales. L&rsquo;ONU, l&rsquo;<a href="https://www.francophonie.org/">Organisation internationale de la Francophonie</a>, G20 ainsi que le Commonwealth pour en nommer quelques unes. Au travers ces organisations, le Canada est parvenu à influencer plusieurs politiques mondiales au delà de sa réelle capacité d&rsquo;action. Toutefois, pouvons-nous dire que le gouvernement conservateur présentement en place a changé radicalement de cap?</p>



<p>Il est vrai que les Conservateurs ont multiplié les accords bilatéraux dans de nombreux domaines, principalement économiques et commerciales. On peut donner l&rsquo;exemple de l&rsquo;accord de libre-échange avec la Corée du Sud ou celui avec l&rsquo;<a href="https://european-union.europa.eu/index_fr">Union européenne</a> pour appuyer cette thèse.</p>



<p>Or, on peut dire que le gouvernement Harper ne cherche plus le compromis à tous prix comme le faisait ses prédécesseurs. Il n&rsquo;hésite pas à briser ses engagements lorsqu&rsquo;il juge que ceux-ci sont trop contraignants et qui nuisent aux intérêts canadiens. Les accords du protocole de Kyoto en est une bonne illustration. On peut aussi citer le ministre des affaires étrangères John Baird qui a dit lors d&rsquo;un de ses discours à l&rsquo;Assemblée générale de l&rsquo;ONU que l&rsquo;organisation était un moyen d&rsquo;atteindre ses objectifs et non pas une fin en soi.</p>



<p>Toujours est-il que le Canada continue de jouer un rôle important à l&rsquo;échelle internationale à travers de nombreuses organisations internationales. Bien que les Conservateurs ne semblent pas aussi enclin à privilégier la voie multilatérale, quitter le G8, le G20 ou même l&rsquo;ONU n&rsquo;est pas du tout d&rsquo;actualité.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Le multilatéralisme, une option parmi d&rsquo;autres</h3>



<p>D&rsquo;autre part, le Canada a toujours entretenu des relations bilatérales avec de nombreux pays. Notamment les États-Unis en tête, bien avant que Stephan Harper ne devienne premier ministre du pays. Toutefois, il est juste de dire que ces actions bilatérales semblent être plus privilégiées par rapport à l&rsquo;ère Chrétien.</p>



<p>Malgré cela, le Canada continue de faire front commun lorsqu&rsquo;un groupe d&rsquo;États semble avoir le même objectif que lui. Nous pouvons donner l&rsquo;exemple de l&rsquo;<a href="https://www.osce.org/fr">Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE)</a>. Particulièrement depuis les récents évènements qui bousculent l&rsquo;Ukraine. Dans ce dossier, le Canada est au même diapason que la plupart des pays d&rsquo;Europe. Les Canadiens participent activement à une mission de surveillance spéciale chapeauté par l&rsquo;organisme.</p>



<p>Au fond, il serait plus juste de dire que le réel changement réside dans le fait que le multilatéralisme est devenu un moyen pour atteindre les objectifs fixés. Le multilatéralisme est devenu « à la carte» plutôt qu&rsquo;un passage obligé dans la politique étrangère du Canada.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">En savoir plus sur la politique étrangère</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://benoitlapierre.ca/sortir-des-traites-internationaux-comment-ca-marche/">Sortir des traités internationaux, comment ça marche?</a></li>



<li><a href="https://benoitlapierre.ca/la-guerre-est-elle-permise-par-le-droit-international/">La guerre est-elle permise par le droit international?</a></li>



<li><a href="https://benoitlapierre.ca/quest-ce-quune-organisation-internationale/">Qu’est-ce qu’une organisation internationale?</a></li>
</ul>
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		<title>Jean Charest, le conservateur de passage</title>
		<link>https://benoitlapierre.ca/jean-charest-le-conservateur-de-passage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Sep 2022 15:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique canadienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le candidat conservateur Jean Charest a perdu la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada. À en croire sa mine déconfite lors de l&#8217;annonce des résultats, Charest s&#8217;attendait de toute évidence à de meilleurs résultats. L&#8217;annonce de son retrait de la vie politique renforce l&#8217;idée qu&#8217;il voulait, avant tout, être le chef. Au [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le candidat conservateur Jean Charest a perdu la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada. À en croire sa mine déconfite lors de l&rsquo;annonce des résultats, Charest s&rsquo;attendait de toute évidence à de meilleurs résultats. L&rsquo;annonce de son retrait de la vie politique renforce l&rsquo;idée qu&rsquo;il voulait, avant tout, être le chef. Au final, son engagement au <a href="https://www.conservateur.ca/">Parti conservateur du Canada</a> est proportionnel à la grosseur de la chaise qu&rsquo;il y occupe.</p>



<p>Ce doute a plané tout au long de la campagne et le principal intéressé n&rsquo;a jamais totalement réussi à convaincre les membres du parti qu&rsquo;il était demeuré conservateur pendant ses 20 années loin de la scène fédérale. Or, ce dernier a lui-même alimenté le doute pendant la course en refusant de dire s’il serait candidat advenant une victoire de Pierre Poilievre. Nous savons maintenant que la réponse était non.</p>



<p>Quant à eux, les autres candidats (Leslyn Lewis, Roman Baber et Scott Aitchison) ont déjà annoncé leur intention de rester. Ils continueront de participer à la vie du Parti conservateur de manière active. Une chose que Jean Charest a bien peu faite au cours des dernières années. Tant sur la scène fédérale que provinciale, l&rsquo;ancien premier ministre du Québec a su rester discret ces 10 dernières années. Ce dernier n&rsquo;a pas la réputation de belle-mère politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Jean Charest était peu présent pendant 10 ans</h2>



<p>Hormis le couac entourant sa participation à la dernière course à la chefferie de la formation conservatrice où une vidéo annonçant sa candidature s&rsquo;était retrouvé sur internet sans que l&rsquo;on sache trop comment, signe que sa réflexion était déjà bien entamée, Jean Charest n&rsquo;avait montré que bien peu d&rsquo;intérêt pour le PCC. En outre, il n&rsquo;a pas donné son appui à aucun autre candidat lorsqu&rsquo;il décida, finalement, de ne pas se lancer.</p>



<p>Il n&rsquo;a également pas démontré d&rsquo;intérêt particulier pour se présenter aux dernières élections fédérales sous la bannière conservatrice d&rsquo;Erin O&rsquo;Toole. Pourtant, il proposait, lui aussi, un recentrage de la formation politique afin de l&#8217;emporter.</p>



<p>Monsieur Charest aurait très bien pu participer à cet effort tout en négociant une position enviable advenant une victoire conservatrice. Il aurait ainsi consolidé ses appuis au sein du parti. Charest aurait pu se refamiliariser avec une base conservatrice qui a bien changé depuis son départ en 1998 tout en attendant patiemment le bon moment pour en devenir le chef.</p>



<p>Or, le conservateur Jean Charest est plutôt resté quelques années de plus dans le secteur privé. Il a finalement passé le plus clair de son temps de campagne à tenter de convaincre un électorat, qu&rsquo;il connaissait mal de toute évidence, qu&rsquo;il était là avant tout pour le bien du parti et non pas pour satisfaire ses ambitions personnelles.</p>



<p>Cette stratégie lui aura finalement valu un score de 16%. Un score qui a tué dans l&rsquo;oeuf toute intention de créer une formation politique regroupant les conservateurs modérés qui n&rsquo;aimeraient pas la direction que prend le parti. Ironiquement, bien qu&rsquo;il souhaitait ressembler les conservateurs de tous les horizons, sa cuisante défaite aura peut-être plus contribué à l&rsquo;unité du parti que la victoire convaincante de Pierre Poilievre.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">En savoir plus sur la politique canadienne</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://benoitlapierre.ca/souverainete-arctique-canada-developpement/">Le souveraineté de l&rsquo;Arctique canadien passe pas son développement</a></li>



<li><a href="https://benoitlapierre.ca/les-modes-de-scrutin-et-leurs-effets-sur-la-formation-dun-gouvernement/">L&rsquo;impact du mode de scrutin sur la formation d&rsquo;un gouvernement</a></li>



<li><a href="https://benoitlapierre.ca/le-pari-de-stephen-harper/">Le pari de Stephen Harper</a></li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Course au parti conservateur : Le pari de Stephen Harper</title>
		<link>https://benoitlapierre.ca/le-pari-de-stephen-harper/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Aug 2022 05:56:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique canadienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nouveau rebondissement dans la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada. L&#8217;appui formel de l&#8217;ancien premier ministre Stephen Harper au candidat à la chefferie conservatrice Pierre Poilièvre de la semaine dernière a fait couler beaucoup d&#8217;encre. Tactique revancharde contre son ancien adversaire Jean Charest pour certains. Une preuve de la montée du trumpisme [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Nouveau rebondissement dans la course à la chefferie du <a href="https://www.conservateur.ca/">Parti conservateur du Canada</a>. L&rsquo;appui formel de l&rsquo;ancien premier ministre Stephen Harper au candidat à la chefferie conservatrice Pierre Poilièvre de la semaine dernière a fait couler beaucoup d&rsquo;encre. Tactique revancharde contre son ancien adversaire Jean Charest pour certains. Une preuve de la montée du trumpisme pour d&rsquo;autres. Un signe évidant que la course se resserre? Tous ont leur idée sur les motivations qui ont provoqué cette sortie inattendue.</p>



<p>Serait-ce possible que l&rsquo;ancien chef du Parti conservateur ait tout simplement voulu agir comme il pense être le mieux pour son parti? Nous le savons, une course à la chefferie est parfois un exercice difficile pour l&rsquo;unité d&rsquo;une formation politique. Des mois de débats mettent en exergue des différends idéologiques qui minent la cohésion de l&rsquo;organisation. C&rsquo;est encore plus dommageable lorsque cette lutte est serrée.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Éviter la division après la course</h2>



<p>L&rsquo;ancien premier ministre en sait sûrement quelque chose, l&rsquo;un des meilleurs exemples est survenu lors de la course à sa succession. Rappelons qu&rsquo;Andrew Scheer avait finalement eu le dessus sur son rival Stéphane Bernier après un scrutin interminable de 13 tours! Bernier a par la suite joué les électrons libres au sein du Parti conservateur pendant quelque temps. Il fini par quitter définitivement le parti pour fonder le Parti populaire qui mine dorénavant le flanc droit des conservateurs.</p>



<p>Stephen Harper pense peut-être pouvoir éviter ce scénario et juge que sa sortie facilitera le processus électif. Soit en réduisant le nombre de tour, Erin O&rsquo;Toole fut élu après trois, si la course est effectivement très serrée entre les candidats Poilièvre et Charest ou alors en offrant une victoire convaincante à son dauphin dès le premier tour s&rsquo;il jouit déjà, selon ses propres dires, d&rsquo;une avance confortable. Le but étant d&rsquo;éviter à tout prix une victoire obtenue à l&rsquo;arraché après succession interminable de tours de scrutin afin de tuer dans l&rsquo;œuf l&rsquo;idée d&rsquo;une nouvelle formation politique ralliant les progressistes conservateurs qui fragmenterait encore plus le vote de droite.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">L&rsquo;avenir du Parti conservateur n&rsquo;est pas au centre</h2>



<p>D&rsquo;autant plus que le salut de la course du Parti conservateur ne se trouve pas nécessairement au centre. Il faut rappeler que c&rsquo;était la stratégie d&rsquo;Erin O&rsquo;Toole lors de la dernière élection. Le centriste d&rsquo;Ontario n&rsquo;a pas réussi à faire mieux que son homologue pro-vie venant de l&rsquo;ouest Andrew Scheer avant lui. Ce dernier s&rsquo;était même embourbé dans sa position entourant l&rsquo;avortement lors d&rsquo;un débat télévisé.</p>



<p>Monsieur Harper en est peut-être venu à la conclusion que les gains potentiels au centre atteignent leurs limites. Qu&rsquo;il vaut mieux offrir aux électeurs une option conservatrice assumée permettant de faire le plein de vote dans le bassin conservateur traditionnel. Cette manœuvre permettrait du même coup de saper le potentiel de développement du Parti populaire de Maxime Bernier avant que celui-ci ne s&rsquo;installe durablement dans le paysage politique canadien, ce qu&rsquo;une offre trop centriste risque de favoriser encore davantage.</p>



<p>Il ne suffit alors qu&rsquo;espérer que l&rsquo;usure de la gouvernance du <a href="https://liberal.ca/fr/">Parti libéral</a> favorise naturellement l&rsquo;alternance du pouvoir et que les talents d&rsquo;orateur du candidat Pierre Poilièvre soient suffisants pour offrir un discours résolument conservateur aux électeurs tout en évitant le bourbier des prises de position équivoques sur les enjeux qui hantent toujours sa formation politique pour décroche une victoire conservatrice. Un pari qui n&rsquo;est pas gagné d&rsquo;avance, mais qui demeure toutefois jouable.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">En savoir plus sur la politique canadienne</h2>



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<li><a href="https://benoitlapierre.ca/jean-charest-le-conservateur-de-passage/">Jean Charest, le conservateur de passage</a></li>



<li><a href="https://benoitlapierre.ca/souverainete-arctique-canada-developpement/">La souveraineté du Nord canadien passe par son développement</a></li>



<li><a href="https://benoitlapierre.ca/separation-pouvoirs-canada/">La séparation des pouvoirs au Canada</a></li>
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		<title>La souveraineté du Canada arctique passe par son développement</title>
		<link>https://benoitlapierre.ca/souverainete-arctique-canada-developpement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jun 2022 10:07:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique canadienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Canada s&#8217;occupe-t-il assez du développement de l&#8217;Arctique? La semaine dernière, le gouvernement Trudeau annonçait la somme de 4,9 milliards de dollars pour moderniser la cinquantaine de radars couvrant la frontière nord du pays, ceux-ci sont maintenant incapables de détecter les nouvelles générations de missiles. Au total, c’est 40 milliards sur 20 ans qui ont [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le Canada s&rsquo;occupe-t-il assez du développement de l&rsquo;Arctique? La semaine dernière, le gouvernement Trudeau annonçait la somme de 4,9 milliards de dollars pour moderniser la cinquantaine de radars couvrant la frontière nord du pays, ceux-ci sont maintenant incapables de détecter les nouvelles générations de missiles. Au total, c’est 40 milliards sur 20 ans qui ont été promis pour défendre la souveraineté de l’Arctique canadien. N’aurait-il pas été plus profitable d’allouer ces sommes au développement de la région?</p>



<p>Investir de tels montants pour surveiller un territoire peuplé principalement d’ours polaires et d’ilots de populations séparés chacun par des milliers de kilomètres de steppe glacée peut sembler absurde, mais ce serait oublier que l’Arctique fait partie intégrante de notre identité canadienne.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">L&rsquo;identité arctique du Canada</h2>



<p>Une caractéristique que bien peu de pays ont; la Russie et quelques pays scandinaves partagent ce trait avec nous. La réponse semble moins claire pour les États-Unis où la Californie, le Texas ou la ville New York ont bien plus façonné l’identité américaine que ce que l’Alaska a bien pu faire.</p>



<p>Or, même si l&rsquo;Arctique compte pour 40% du territoire canadien, seulement 0,5% de la population canadienne y vit. Il y a moyen de faire mieux. Le Canada doit investir dans le développement de l&rsquo;Arctique. Il doit avant tout y construire des ponts, des routes, des ports et d’autres infrastructures civiles bien avant une série de radars dispersés à travers la toundra. </p>



<p>Financer une telle somme pour quelques bijoux technologiques nichés aux confins du Grand Nord alors qu’un rapport de l’Institut climatique du Canada paru ce mois-ci sonne l’alarme sur l’état de nos « infrastructures nordiques délabrées » est paradoxal.&nbsp;</p>



<p>Au moment où cet immense territoire, autrefois impénétrable, s’ouvre graduellement à nous au rythme d’un réchauffement climatique déjà bien amorcé dans la région, celui-ci devient étonnamment moins accessible du fait de la vétusté des infrastructures en place qui n’ont jamais été conçues pour résister à la fonte du pergélisol. </p>



<p>Plusieurs diront qu’il en est peut-être mieux ainsi, qu’il vaut mieux garder ces vastes étendus à l’état sauvage, mais nous voyons que l’Arctique se transforme déjà, avec ou sans intervention directe. Il serait dommage de se priver des opportunités qu’il fait miroiter. Surtout que le Canada est probablement l’un des rares « chanceux » de cette loterie climatique… À la condition de se donner les moyens de ses ambitions. </p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Développement de l&rsquo;Arctique russe</h2>



<p>Les Russes, de leur côté, ont déjà amorcé leur ruée vers le Nord depuis un certain temps. Ils ont maintenant plusieurs villes au-delà du cercle polaire. La plus connue, Mourmansk, est habitée par près de 300 000 personnes. L&rsquo;équivalant de la population de nos trois territoires canadiens réunis. En plus des villes, le pays dispose également de bases militaires, d’un réseau d’infrastructures nordiques tant terrestres que maritimes. Le pays a même développé de petites centrales nucléaires flottantes pour alimenter ses projets les plus isolées. </p>



<p>Les ambitions du dévelepement arctique du Canada sont sans doute plus modestes. Cependant, Nous aurions tort de ne pas développer ce territoire tant les perspectives économiques dans certains secteurs d&rsquo;activités sont prometteuses. Environ 30% des réserves de gaz et 13% des réserves de pétrole seraient en Arctique. </p>



<p>Du point de vue social, un réseau d’infrastructures civiles permettrait une occupation pérenne du territoire en plus en plus de contribuer aux objectifs de défense souhaitée à Ottawa. Un projet structurant pouvant garantir la souveraineté canadienne en Arctique en plus de contribuer à notre prospérité à venir.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">En savoir plus sur l&rsquo;Arctique</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://benoitlapierre.ca/elections-quel-projet-pour-le-nord-quebecois/">Élections : Quelle place a le Nord québécois?</a></li>



<li><a href="https://benoitlapierre.ca/arctique-absent-elections/">Arctique : Grand absent de l&rsquo;élection fédérale.</a></li>



<li><a href="https://www.rcinet.ca/regard-sur-arctique/2022/07/19/pour-developper-larctique-ca-prend-une-volonte-politique/">Pour développer l&rsquo;Arctique, ça prend une volonté politique.</a></li>
</ul>
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		<title>Erin O’Toole peut-il rester chef?</title>
		<link>https://benoitlapierre.ca/otoole-peut-il-rester-chef/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Sep 2021 06:43:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique canadienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Est-ce qu&#8217;Erin O&#8217;Toole peut demeurer chef? Le chef du Parti conservateur joue sa survie en ce moment même. Il la joue depuis qu’une pétition remettant son leadership en question est lancée. Bien qu’il y ait toujours un bilan après une défaite, la seule question que les stratèges conservateurs se poseront quant à son avenir est [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-ast-global-color-2-color has-text-color">Est-ce qu&rsquo;Erin O&rsquo;Toole peut demeurer chef? Le chef du <a href="https://www.conservateur.ca/">Parti conservateur</a> joue sa survie en ce moment même. Il la joue depuis qu’une pétition remettant son leadership en question est lancée. Bien qu’il y ait toujours un bilan après une défaite, la seule question que les stratèges conservateurs se poseront quant à son avenir est de savoir s’il sera capable de remporter le prochain scrutin. Malheureusement pour lui, cela semble peu probable.</p>



<p class="has-ast-global-color-2-color has-text-color">C’est immanquable. La question du chef refait toujours surface après une défaite électorale. Erin O’Toole a déjà annoncé son intention de rester le chef et qu’il compte déjà quelques appuis. Néanmoins, la dissension est déjà présente et O&rsquo;Toole n&rsquo;a pas le choix d’y mettre un terme rapidement s’il compte rester.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Le bilan d&rsquo;Erin O&rsquo;Toole comme chef</h2>



<p class="has-ast-global-color-2-color has-text-color">O’Toole a bien quelques éléments positifs à mettre à son bilan. Comme Andrew Scheer avant lui, son parti est arrivé premier dans les intentions de vote à l’échelle nationale. La formation a même fait des gains au Nouveau-Brunswick (+1), Nouvelle-Écosse (+2) et Ontario (+1) en plus d&rsquo;une percé à Terre-Neuve avec un premier député.</p>



<p class="has-ast-global-color-2-color has-text-color">Néanmoins, les bonnes nouvelles s’arrêtent là. La stratégie de recentrage qu’O’Toole a imposé au parti montre déjà ses limites. Le chef centriste d’Ontario fait à peine mieux que son prédécesseur pro-vie de l’Ouest…</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Le recentrage d&rsquo;Erin O&rsquo;Toole</h3>



<p class="has-ast-global-color-2-color has-text-color">Ce recentrage n’est pas non plus sans conséquence. Peut-il seulement aller plus loin sans mettre à mal la cohésion de la formation politique. Chaque vote gratté au centre risque maintenant d’être perdu à droite. Plusieurs purs et durs sont déjà passés au Parti populaire de Maxime Bernier. Son bon score relatif lors de la dernière élection écarte dorénavant sa disparition dans un avenir proche.</p>



<p class="has-ast-global-color-2-color has-text-color">Bien que cela ait peu d’impact dans les provinces de l’Ouest où les conservateurs l’emportent par des marges plus que confortables, la défection des inflexibles est potentiellement dramatique dans les comtés serrés où la formation conservatrice se doit de faire des gains si elle espère reformer le gouvernement. L’élastique idéologique est déjà trop tendu et risque de rompre.</p>



<p class="has-ast-global-color-2-color has-text-color">Pour sa défense, le chef conservateur n’a eu qu’un an pour se faire connaître du grand public. Sans compter la débâcle sanitaire en Alberta, avec à sa tête le premier ministre conservateur Jason Kenney. C&rsquo;était moins d’une semaine avant le jour du scrutin. On ne pouvait pas faire pire moment.</p>



<p class="has-ast-global-color-2-color has-text-color">Toutefois, son adversaire libéral avait également son lot de problèmes; une élection que personne ne voulait qui suintait l’opportunisme, les déficits abyssaux des deux derniers budgets, les couacs de livraison au début de la campagne de vaccination ou les largesses de la PCU/PCRE&#8230; les munitions étaient nombreuses pour attaquer.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Un chef sur la défensive</h2>



<p class="has-ast-global-color-2-color has-text-color">Malgré le fait que le premier ministre sortant était Justin Trudeau. Meme si Trudeau a maintenant un bilan de six ans à défendre, c’était Erin O’Toole qui semblait sur la défensive. Incapable d’imposer ses thèmes, son rythme, il marcha sur des œufs tout au long de la campagne par peur de commettre des erreurs.</p>



<p class="has-ast-global-color-2-color has-text-color">Lors des débats, on pouvait lui bien pardonner son manque de combativité dans des affrontements qui se déroulaient dans une langue qu’il maitrisait mal, mais O’Toole a affiché la même passivité lors de son débat en anglais. En résumé, le chef conservateur ne semble pas avoir le charisme ni la niaque nécessaire pour l’emporter.</p>



<p class="has-ast-global-color-2-color has-text-color">Les élections se gagnent avec des idées, certes, mais également avec de l’émotion et les stratèges conservateurs devront en prendre acte. Stephan Harper a réussi contre des adversaires libéraux tout aussi terne que lui (Martin, Dion, Ignatieff), mais il s’est incliné contre un Justin Trudeau capable de susciter de l’émotion.</p>



<p class="has-ast-global-color-2-color has-text-color">Trouver un remplaçant combatif, dynamique et capable de séduire l’électorat d’un océan à l’autre semble être difficile pour les conservateurs. Bien peu de candidats potentiels cochent toutes les cases. Une mince consolation pour Erin O’Toole.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">En savoir plus sur la politique canadienne</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://benoitlapierre.ca/souverainete-arctique-canada-developpement/">La souveraineté de l&rsquo;Arctique canadien passe par son développement</a></li>



<li><a href="https://benoitlapierre.ca/jean-charest-le-conservateur-de-passage/">Jean Charest : Le conservateur de passage</a></li>



<li><a href="https://benoitlapierre.ca/le-pari-de-stephen-harper/">Le pari de Stephen Harper</a></li>
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		<title>Arctique: grand absent de l&#8217;élection au Canada</title>
		<link>https://benoitlapierre.ca/arctique-absent-elections/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Feb 2021 10:01:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique canadienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quelle place pour l&#8217;Arctique dans l&#8217;élection fédéral au Canada? Les nombreux feux de forêt de cet été étaient présents pour nous le rappeler, les changements climatiques sont là pour rester. Bien qu’ils apportent surtout leur lot de défis, ils amènent également quelques opportunités. Le Canada fait partie de ces rares « chanceux ».  Avec la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Quelle place pour l&rsquo;Arctique dans l&rsquo;élection fédéral au Canada? Les nombreux feux de forêt de cet été étaient présents pour nous le rappeler, les changements climatiques sont là pour rester. Bien qu’ils apportent surtout leur lot de défis, ils amènent également quelques opportunités. Le Canada fait partie de ces rares « chanceux ». </p>



<p>Avec la fonte des glaces, l’Arctique devient plus accessible d’année en année. Il commence à libérer son potentiel : Nouvelles routes maritimes, exploitations pétrolières et gazières, zone de pêches, nouvelles terres habitables, voire cultivables, le Nord regorge d’opportunités. Toutefois, le Canada n’est pas seul dans cette course, les États-Unis, le Danemark, la Norvège et spécialement la Russie lorgnent aussi les possibilités de développement dans la région. </p>



<p>Alors que les autres pays avancent leurs pions pour le contrôle de ce territoire encore largement inoccupé, le Canada semble se désintéresser de cette large portion de son territoire. Pire, l’enjeu est plus que secondaire pour la plupart des formations politiques lors de cette élection. </p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Peu d&rsquo;engagements pour l&rsquo;élection chez les Libéraux</h2>



<p>Prenons l’exemple du Parti libéral du Canada. Dans leur programme de 105 pages, les enjeux liés à l’Arctique n’occupent qu’un paragraphe de quelques lignes. La formation propose de moderniser le Commandement de la défense aérospatiale de l&rsquo;Amérique du Nord (NORAD) par le déploiement de «nouvelles solutions technologiques pour améliorer la surveillance et le contrôle, en améliorant les systèmes de commandement et de contrôle».</p>



<p>Toutefois, cet engagement pour la défense de l’Arctique n’est accompagné d’aucun investissement spécifique. Les seules sommes dédiées au développement de la région prennent forme d’une enveloppe de 300M$ pour l’exercice budgétaire 2022-2023 (5M$ les années suivantes) pour développer une «stratégie nationale de logement autochtone en zone urbaine, rurale et nordique». Un peu maigre.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">NPD et Verts misent sur la présence autochtone dans l&rsquo;Arctique</h2>



<p>S’appuyer sur la présence autochtone pour garantir notre souveraineté dans la région semble également être l’option privilégiée par le NPD et les Verts. Chez le NPD, les vagues mentions du Canada arctique pour l&rsquo;élection se résument à respecter l’autodétermination inuite et à épauler les communautés en déployant l’internet à haute vitesse dans la région, assurer sa sécurité énergétique et l’accès aux services ainsi que combattre l’insécurité alimentaire via la reformation du programme Nutrition Nord. </p>



<p>C’est à peu de choses près la même approche chez les verts. Ceux-ci proposent d’améliorer la sécurité alimentaire des communautés nordiques. Notamment, via «des groupes à but non lucratif pour construire des serres et des tours hydroponiques» en Arctique. Ils proposent également de développer des infrastructures communautaires et les projets de durabilité régionale. Les verts font également mention de la recherche et la culture nordique. </p>



<p>Bien que ces plans puissent sembler dérisoires pour garantir notre souveraineté dans l’Arctique, ceux-ci ont le mérite d’être présents alors que d’autres partis n’abordent même pas le sujet dans leurs plateformes. C’est notamment le cas du Bloc québécois où le développement du Nord québécois n’est mentionné nulle part. Côté Parti populaire, celui-ci n’offre rien à se mettre sous la dent sur cet enjeu. </p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">O’Toole a aussi un plan pour l&rsquo;Arctique et le Canada</h2>



<p>Il nous l’a répété souvent, le chef conservateur a un plan pour tout, même pour l’Arctique. O&rsquo;toole propose la construction d’installations navales sur l’île de Baffin et à Churchill au Manitoba. Le PCC propose un projet de 230 km reliant Nunavut et Territoires du Nord-Ouest au port de la baie Grays.  En outre, il prévoit la construction d’une route pour relier le port de Tuktoyaktuk. Finalement, il pensent  mise sous tension de ligne hydroélectrique et à fibre optique pour Kivalliq. Pour finir et peut-être l&rsquo;élément le plus important : une mise en œuvre d’une diplomatie du Nord. </p>



<p>Côté militaire, le plan table sur la remise à neuf des emplacements d’opérations avancés de l’Aviation royale canadienne. Puis, l’augmentation de la présence militaire dans la région. Il prévoit le lancement de satellites de télécommunication et de surveillance nordiques. OToole propose la création d’un Centre d’excellence de l’OTAN pour la défense de l’Arctique et le déploiement de brise-glaces additionnels. Le plan est clair, précis, structuré et structurant. Le chef conservateur gagne par défaut sur cet enjeu central de la géopolitique canadienne. Il a été le seul à offrir plus qu’un bricolage de mesures sans réelles articulations entre elles. </p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">La ruée vers l&rsquo;Arctique du Canada, c&rsquo;est maintenant!</h2>



<p>Au Canada, bien que notre souveraineté de l’Arctique puisse sembler secondaire par rapport à d’autres enjeux de l&rsquo;élection, celui-ci est d’actualité. De leur côté, les Russes déploient des moyens considérables du point de vue technologique, militaire ou diplomatique pour assurer leur présence dans la région. Ici, le dossier est presque absent des radars. Le contrôle de l’Arctique se joue maintenant.  Si nos dirigeants ne prennent pas rapidement conscience de son importance stratégique, le Canada risque de perdre cette course avant même d’y avoir participé.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>En savoir plus sur l&rsquo;Arctique</strong></h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://benoitlapierre.ca/souverainete-arctique-canada-developpement/">La souveraineté de l&rsquo;Arctique passe par son développement.</a></li>



<li><a href="https://www.rcinet.ca/regard-sur-arctique/2022/07/19/pour-developper-larctique-ca-prend-une-volonte-politique/">Pour développer l&rsquo;Arctique, ça prend une volonté politique.</a></li>
</ul>
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